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La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire
28 juin, 2020, 11 h 39 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (44)

#Criminologie #Sciencepénitentiaire

Chers amis, chers collègues,

Dans la perspective de la sortie de mon livre La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire, aux Éditions Fyp, en septembre 2020, j’ai plaisir à vous communiquer ici une courte vidéo de présentation qui vient d’être mise en ligne sur YouTube : 

https://www.youtube.com/watch?v=fgpqpmq2hmg

A toutes fins utiles, vous trouverez également intégrés au bas de la description de la vidéo les détails du plan de l’ouvrage.

En vous souhaitant un dimanche des plus doux.

Très respectueusement et amicalement.

● Éditions Fyp : https://www.fypeditions.com/



A paraître « La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire »
31 mai, 2020, 12 h 48 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (43)

Chers amis, chers collègues,

Faisant suite à l’annonce précédente de la sortie prochaine de mon livre La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire, et compte tenu des interrogations qu’elle a suscitées auprès de vous, je vous confirme que sa publication est effectivement fixée au début du mois de septembre 2020. Je profite de notre correspondance pour vous informer que celle-ci sera assurée par les éditions Fyp, spécialisées dans les questions de société et l’innovation.

S’agissant du geste et du contenu de l’ouvrage, voici ce que je puis vous apporter comme compléments d’information et de présentation :

Un peu à la manière d’une nuit orageuse et sombre à l’occasion de laquelle de gros nuages courent au ciel et voilent la clarté de la lune, la criminologie est cette discipline qui s’accompagne encore de mille obscurités et difficultés. Ce fait n’est pas nouveau. Dans son histoire, elle s’est déjà trouvée assombrie par des inquiétudes, des bouleversements, des querelles, des soupçons d’erreurs ou de confusions. Pourtant, douée de vertus sans doute inconnues au vulgaire des hommes, elle est très susceptible de rendre de précieux services à ceux qui s’en réclament, la fréquentent, la conçoivent, la pratiquent. Plus que nulle autre matière, elle offre la chance de rencontrer l’humain dans sa diversité, ses profondeurs, ses complexités. A peine l’explorons-nous avec le sérieux nécessaire qu’elle nous révèle combien elle concerne en réalité chacun de nous.

A mi-chemin entre la science et l’art, le savoir et la pratique, le domaine de la théorie et celui de l’action, elle ouvre des perspectives innombrables, souvent méconnues, parfois inattendues, de compréhension, d’explication et de décision, non pas seulement en ce qui concerne le fait délinquant ou la personnalité criminelle, mais relativement aux évolutions de l’institution judiciaire, aux notions de bien et de mal, de juste et d’injuste, aux réalités sociales, au champ du pouvoir, aux réussites ou aux échecs en matière de prévention de la récidive.

La criminologie n’appartient ni tout à fait aux gens qui savent (ou croient savoir) ou qui ont de réelles compétences (elle n’est donc pas un pur savoir d’expert), ni absolument à ceux qui passent pour être les meilleurs ou les plus vertueux (elle ne se confond pas avec la morale ou l’aristocratie élective) : de fait il y entre et s’y mêle aussi puissamment des éléments de pouvoir et de stratégie, des rapports de force, des enjeux sociétaux, des ingrédients de connaissance in situ des personnes condamnées (milieux, profils, histoires).

Théorique par ses hypothèses et ses démonstrations, pratique par ses expérimentations et sa proximité avec ses lieux d’exercice (prisons, services d’insertion et de probation, associations habilitées par la justice, zones urbaines, cités, quartiers, habitations…), elle a pour vocation de livrer des descriptions et des explications sur le phénomène de la criminalité d’un côté, et d’énoncer des significations et des valeurs (impliquant de faire des choix) à l’égard des manières, des états, des nœuds, des faits criminels eux-mêmes de l’autre. Par conséquent, si elle vise à établir des explications et des compréhensions du fait délinquant dans ses différentes composantes (étiologie, processus, interactions, dynamiques, environnement), il appert que, dans un même mouvement, elle n’en cherche pas moins à parvenir à fixer des résultats concrets pour endiguer les infractions, à s’investir pour permettre d’évaluer, de juger, de réduire, par des décisions de politique pénale et la mise en œuvre de savoir-faire professionnels, ce malheur social qu’on nomme le crime. Bref, elle est au carrefour de la recherche de la vérité (l’ordre théorique), de la pratique de terrain (le champ pratique et professionnel), de l’exercice du pouvoir au sens large (la sphère politique et sociale) et des services rendus à la collectivité (le domaine pragmatique).

C’est de cette criminologie, scientifique, pratique et utilitaire, riche et captivante, qu’il s’agit dans ce livre, dont le programme n’est rien tant qu’ambitieux, attendu qu’il porte le projet de la redéfinir, de lui donner un nouveau souffle, de mesurer toute la tâche et les responsabilités qui lui incombent plus que jamais aujourd’hui. De sorte que vous y trouverez une énergie positive de vingt années de réflexion, de confrontation avec le réel, de pratique, où la grande histoire de la criminologie le dispute, non pas seulement à l’analyse des notions fondamentales et des réalités incontournables relatives au monde des transgressions (soumises ici à l’examen philosophique et sociologique), mais encore au relevé de certaines expérimentations, données ou procédures étonnantes, qui s’offrent à elle dans ses espaces d’exercice, quand elle veille autant à faire qu’à dire.

Permettez-moi de reconnaître maintenant que j’aurais été assez malheureux si je n’avais pas gardé le meilleur pour la fin : je vous confie en effet que l’ouvrage est préfacé par Jean Pradel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Pradel), et postfacé par Jean Motte dit Falisse (https://fr.linkedin.com/in/jean-motte-dit-falisse-ab398521), deux grandes figures marquantes du droit pénal et de la criminologie, dans le paysage français contemporain, avec qui, scientifiquement et humainement parlant, il m’est toujours on ne peut plus séduisant et profitable de dialoguer.

Avec mes sentiments agréables et respectueux, en ce dimanche de Pentecôte.

Tony Ferri.

 

 



« Parler de notre monde »
8 mai, 2020, 23 h 57 min
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Mockups DesignParler de notre monde (4e de couverture)Tony Ferri

[Vient de paraître]

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi d’avoir soin de venir partager avec vous l’annonce de la publication qui vient d’avoir lieu de mon livre Parler de notre monde. La question de l’objectivité chez Berkeley, Generis Publishing, 2020. La redécouverte de l’œuvre de George Berkeley n’est pas simplement synonyme de la visite d’une galerie majestueuse d’un musée, elle est la rencontre d’une véritable pensée vivante, puissante, pénétrante, pleine d’éclairage et de signification sur la réalité de notre monde…

Voici la quatrième de couverture : « Reprenant les travaux qu’il avait initiés vers la fin des années 1990, sur la philosophie de Berkeley, dans le cadre d’une étude de troisième cycle universitaire, à la Sorbonne Paris-IV, sous la direction du professeur Michel Fichant, Tony Ferri réinvestit ici la question de l’objectivité chez Berkeley. Ce faisant, sur fond d’une réflexion portant sur l’actuel, et sur la base de l’originalité de la pensée berkeleyenne, il conduit le lecteur à soulever derechef le problème de notre rapport au monde et celui de la valeur des discours ».

Très cordialement.

http://les-livres-de-philosophie.blogspot.com/2020/05/tony-ferri-parler-de-notre-monde-la.html

https://www.amazon.fr/Livres-Ferri-Tony/s?rh=n%3A301061%2Cp_27%3AFerri+Tony

https://www.babelio.com/auteur/Tony-Ferri/499501



Communiqué de presse sur « Ce que nous dit le coronavirus »
6 mai, 2020, 13 h 22 min
Classé dans : Non classé

Communiqué de presse -Coronaviruslogo L & S

Chers amis, chers collègues,

Dans la perspective de la parution imminente, en librairie dès le 12 juin, du livre collectif « Ce que nous dit la crise du coronavirus », et faisant suite à nos précédents échanges, je viens mettre ici à votre disposition le communiqué de presse afférent :

fichier pdf Communiqué de presse -Coronavirus

Très cordialement.

Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/Ce-que-nous-dit-la-crise-du-coronavirus

 



Recension sur « Libre et condamné »
5 mai, 2020, 21 h 01 min
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Couv. Libre et condamné (Tony Ferri)Photo Libre et condamnéTony Ferri (12)

Chers amis, chers collègues,

Pour partage, la recension de mon ouvrage Libre et condamné. La détention en milieu ouvert en question, Paris, Éditions Libre et Solidaire, 2019, établie par René Biella, a paru dans la revue scientifique et internationale Canadian Journal of Criminology and Criminal Justice, University of Toronto Press, Volume 62, numéro 1, janvier 2020.

A titre d’information complémentaire, vous la retrouverez reproduite intégralement sur le site de l’association canadienne de justice pénale, en suivant ce lien  :

https://www.ccja-acjp.ca/pub/fr/recensions/libre-et-condamne-la-detention-en-milieu-ouvert-en-question/

Avec mes sentiments respectueux.

Très cordialement.

 Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/



« Ce que nous dit le coronavirus »
1 mai, 2020, 14 h 49 min
Classé dans : Non classé

 

logo L & STony Ferri (41)

Chers amis, chers collègues,

C’est avec beaucoup de sympathie et de vigueur amicale que je viens vous annoncer la parution imminente, vers la mi-juin 2020, d’un ouvrage collectif, auquel j’ai le bonheur de participer, ayant pour titre : Ce que nous dit la crise du coronavirus ; et sous-titre : Regards croisés sur les responsabilités de notre société, aux Éditions Libre et Solidaire.

Comme, un jour qu’il eût mieux valu sans doute que nous fussions ailleurs, nous traversons la crise du coronavirus, c’est celle-ci que nous nous sommes résolus à interroger collégialement et en profondeur dans ce livre, dans ses divers aspects politique, social, écologique, sanitaire, médiatique, économique, technologique, tant elle est de nature à nous révéler à nous-mêmes bien des contradictions et à nous mettre en devoir de réagir avec lucidité, responsabilité, détermination contre les malheurs de notre temps.

Désireux de tracer positivement les routes d’aujourd’hui et de demain, vous y trouverez les apports notamment de Serge Latouche (https://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Latouche), Jean Gatel (https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Gatel), Christian Araud (https://www.babelio.com/auteur/Christian-Araud/230013), Paul Cassia (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Cassia), Florent Bussy (https://www.babelio.com/auteur/Florent-Bussy/376694), Tony Ferri (https://www.babelio.com/auteur/Tony-Ferri/499501), Pierre Jouventin (http://pierrejouventin.fr/), Simon Charbonneau (https://data.bnf.fr/fr/12177929/simon_charbonneau/), et de bien d’autres contributeurs qui sont, à mes yeux, d’une grande subtilité analytique et intellectuelle.

Aux fins encore de partage, j’ai plaisir à joindre ici à cette information, ci-dessus la couverture du livre, et ci-dessous un texte, en guise de préambule : 

« Cette période de confinement aura permis sans doute de réfléchir à notre condition et à nos contradictions… Il aura fallu que cela nous touche de manière plus spectaculaire dans notre quotidien pour que l’ensemble de la population se rende compte des méfaits de notre système sociétal alors que le dérèglement climatique, la destruction de la biodiversité, la surexploitation des ressources naturelles, le mépris pour les populations fragiles et bien d’autres calamités ont suscité si peu d’écho.

Il est de surcroît inquiétant que cet état s’appuie sur la mise en place d’un appareil législatif liberticide dont on ne sait s’il ne va pas perdurer dans notre droit commun…

Si nous retrouvons notre vie d’avant, sommes-nous sûrs de changer de paradigme, ou cette société de consommation repartira-t-elle de plus belle, motivée par la frustration de n’avoir pu consommer ?

Les différents textes réunis dans cet ouvrage ouvrent des pistes pour réfléchir à ce que nous voulons pour nos vies et surtout pour celles des générations futures qui, de plus en plus, nous mettent face à nos responsabilités.

Sommes-nous arrivés à ce moment historique que Gramsci a si bien décrit : ‘Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître, et, dans ce clair-obscur, surgissent les monstres’. À nous de savoir si nous serons capables de combattre ces monstres qui envahissent nos vies ».

 

En vous souhaitant un bien doux week-end du 1er mai, et avec mes remerciements renouvelés pour votre intérêt.

Très cordialement,

Tony Ferri.

 Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/

 



« La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire »
27 avril, 2020, 14 h 37 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (9)

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi de venir vous confier la programmation de la parution prochaine, fin août-début septembre 2020, de mon nouveau livre La criminologie ou la nouvelle science pénitentiaire.

Si je vous communiquerai ultérieurement plus de détails sur les fondements et le geste de cette entreprise que j’ai voulu bâtir autour de la science et de la pratique criminologiques, si je vous indiquerai aussi les précisions relativement à son préfacier, à son postfacier et à son éditeur, je puis d’ores et déjà vous indiquer ceci : le but principal de l’ouvrage est d’étudier et de proposer une (re-)définition rigoureuse et optimale de la criminologie, par référence à son histoire, à ses théories, mais aussi à ses pratiques et à ses expérimentations. Il associe des références historiques, philosophiques, sociologiques et criminologiques de premier plan d’un côté, et une section plus pratique et concrète, de l’autre. Dans le fond, le livre se demande ce que c’est que la criminologie, quel est son objet réel, comment elle a évolué au fil des ans, comment on l’étudie et la met en œuvre, sous quelles conditions elle gagne à se renforcer au moyen de la science pénitentiaire, ce qu’on peut en attendre aujourd’hui, et comment et pourquoi l’humaniser.

Très cordialement,

Tony Ferri.



Livre « De la domination »
26 avril, 2020, 12 h 30 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri, à Radio Télévision Suisse, en 2015De la domination... (couverture)

 

Chers amis, chers collègues,

Faisant suite à vos observations et à vos retours bien aimables, je reconnais très volontiers que la publication du livre De la domination. Essai sur les falsifications du pouvoir, Paris, Éditions Libre et Solidaire, 2017, constitue en effet un délicieux souvenir… Un livre que j’ai eu la chance et le bonheur de co-écrire avec mon ami Thierry Lodé, biologiste et spécialiste de la sexualité animale (https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Lod%C3%A9), portant sur la question immémoriale de la domination affectant nos rapports, nos institutions, nos croyances, nos comportements.

Mêlant philosophie et biologie, revisitant les différentes sources du savoir (néodarwinisme, génétique, philosophie et sociologie du pouvoir…), nous avons cherché à y analyser les mécanismes, aussi bien en termes de causes qu’en termes d’effets, qui sont à l’œuvre dans l’instauration et le maintien de l’autorité, de la hiérarchie, du racisme, du patriarcat, de l’exploitation… Bien davantage encore : à partir de la comparaison des données issues de l’éthologie animale avec celles émanant de l’univers institutionnel des humains, nous n’avons pas seulement réinvesti les distinctions de l’inné et de l’acquis, du naturel et du culturel, du donné brut et du produit ou de l’artefact, mais exploré et décortiqué ce qui se cache en réalité derrière tout projet de maîtrise, comment se forme la servitude, sous quelle action se répète la domination. D’où sa criante actualité qui demeure…

Bien amicalement.

 

 Éditions Libre et Solidaire :

https://libre-solidaire.fr/De-la-domination

 Babelio :

https://www.babelio.com/auteur/Tony-Ferri/499501

 Librairie Plumes :

http://www.plumes-millau.fr/spip.php?auteur12101

 Place des libraires :

https://www.placedeslibraires.fr/listeliv.php?form_recherche_avancee=ok&auteurs=Tony%20Ferri

 

 



« Du confinement à l’hypersurveillance »
23 avril, 2020, 14 h 26 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (20)

 

Chers amis, chers collègues,

Comme il y a longtemps que j’étais décidé à revenir sur la question de l’hypersurveillance, sur fond de notre actualité morose, permettez-moi de partager avec vous ici l’entretien (paru ce jour, le 23 avril 2020) que je suis bien heureux d’avoir donné à la Revue en ligne Topophile, et qui se propose de réexaminer notre situation de confinement et les projets de loi en cours, à la lueur de la manière autant de poser que de traiter le problème du covid-19, et au regard de la direction de ses conséquences en matière notamment politique, sociale et urbaine.

« Du confinement à l’hypersurveillance », Revue Topophile :

https://topophile.net/savoir/covid-2-du-confinement-a-lhypersurveillance-questions-a-tony-ferri/

Vous y trouverez également un article fort stimulant du philosophe de l’urbain, Thierry Paquot, intitulé : « De la démesure des villes à la plénitude des territoires ». 

Enfin, pour information et confidence, voici comment j’ai tenté de définir la topophilie :

« La topophilie, c’est l’art de redécouvrir notre rapport constitutif au monde, une manière de vivre et de penser ce rapport primordial, dans toute l’étendue de son esthétique, le désir de réapprendre ou de se réapproprier le fait que, dans le fond, les humains sont charnellement des êtres de relation ».

Avec mes meilleurs sentiments.

Bien amicalement,

Tony Ferri.



« Libre et condamné » et « effet magique »
14 avril, 2020, 18 h 47 min
Classé dans : Non classé

Livre Libre et condamné (Tony Ferri)

 

Chers amis, chers collègues,

1° Laissez-moi vous remercier derechef pour l’agrément que vous me faites de m’adresser périodiquement des courriels, des informations, des questions consécutivement, d’une part, à vos observations portant sur notre actualité singulière, et, d’autre part, à la mise en perspective que vous établissez de celle-ci avec mes livres. Il va sans dire que je suis très enchanté, honoré de nos échanges, et je vous prie de croire que je m’emploie à être, comme à l’ordinaire, le plus réactif possible, en particulier à vos messages.

Par conséquent, en réponse, permettez-moi de vous livrer rapidement une confidence : sur la dualité de la liberté et de la réclusion, voilà en effet qu’elle fonctionne comparablement à la dualité physique des ondes et des corpuscules. Qu’est-ce à dire ? Bien que de nature différente, elles tendent de fait à cohabiter dans une même entité ou un même ADN, à s’entremêler ou à s’enrouler donc dans une instance double, à se jouer l’une de l’autre, à se présenter comme jumelles. Voici comment je l’ai déjà exprimé (confidence qui ne procède pas d’une prémonition, mais de l’observation touchant l’érosion institutionnelle et sociétale de l’actuel), notamment dans mon livre de l’an dernier, Libre et condamné. La détention en milieu ouvert en question, Paris, Éditions Libre et Solidaire, 2019, p. 145-146 :

« La gémellité de l’enfermement

À quoi tiennent, dans nos sociétés contemporaines, l’émergence et le développement du caractère gémellaire de l’enfermement ? Cette gémellité tient au processus d’expansion sans précédent de la réalité carcérale en milieu libre. La dynamique à l’œuvre réside ici dans la forme bipolaire, voire multipolaire de l’élément de réclusion, touchant aussi bien la prison que la collectivité. C’est, en définitive, dans l’exportation de la prison, dans son externalisation au sein de la vie sociale que se renforcent et s’étendent, à la manière maintenant d’une nébuleuse, le principe de l’enfermement sous la forme de l’’écrou liberté’ et le motif du contrôle de larges populations. Le caractère gémellaire de la prison, au sens du déplacement de celle-ci vers le milieu libre, repose nettement sur l’ambition d’étendre les rayons d’action du contrôle social et sur la prétention à l’élargissement du champ des opérations d’enfermement jusque dans les espaces les plus reculés de la vie intime, aux fins de maintien de l’ordre, de développement des régulations, d’intériorisation de l’affliction. Voilà pourquoi la double réalité carcérale ne s’institue pas seulement sur la volonté de réduire les coûts, en termes économiques et humains, dus à l’emprisonnement massif et à la surpopulation de réclusionnaires, puisque le taux de condamnations en milieu ouvert concerne aujourd’hui pas moins d’un quart de million de personnes, mais aussi sur la logique pantopique de la surveillance. De ce point de vue, on assiste à une communication, et même à un télescopage entre le droit pénal et le droit civil ».

2° Comme il n’y a pas de réalité de l’enfermement qui ne s’accompagne d’un désir d’évasion susceptible de chercher à le submerger ou à le subvertir, je vous propose de réaliser une fuite magique par le rêve, à travers une nouvelle version d’un effet d’assemblage d’As (celle créée par le cartomane anglais Alex Elmsley), au moyen d’une courte vidéo (durée : 1 minute environ) :

https://www.youtube.com/watch?v=ENH7S2Yd-BQ

Avec mes meilleurs sentiments.

Bien chaleureusement,

Tony Ferri.

♠♥♣♦ Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/

♠♥♣♦ Place des libraires :

https://www.placedeslibraires.fr/listeliv.php?form_recherche_avancee=ok&auteurs=Tony%20Ferri

Livre de Tony Ferri

Livre de Tony Ferri


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