Un site utilisant unblog.fr

Philosophie et magie
28 janvier, 2018, 22 h 33 min
Classé dans : Non classé

AbolirPrisonCouvTony Ferri (7)

Chers amis, chers collègues,

1° Compte tenu d’une actualité carcérale brûlante, et dans la perspective de la parution de mon livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale (Libre et Solidaire, avril 2018), il me paraît important de donner le change, en partageant avec vous ici, à froid, un article du quotidien Ouest France en date de décembre 2017, en lequel le rédacteur fait un constat différent sur la situation actuelle des prisons et avance des propositions alternatives susceptibles de donner un nouveau visage aux politiques pénales. Car il y a lieu de réfléchir enfin à l’instauration de mesures propres à favoriser, dans la durée, une sortie de crise caractérisée notamment par l’état de délabrement des prisons (au double sens physique et moral), une surpopulation endémique, des violences réciproques inhérentes au système, l’indignité, la désocialisation, le désespoir. Voici le lien vers le quotidien du Grand Ouest :

https://www.ouest-france.fr/reflexion/editorial/point-de-vue-surpopulation-carcerale-des-solutions-5471670.

 2° De manière plus ludique et légère (et sans doute plus humaine, si l’on en croit la formule de Schiller extraite de ses Lettres sur l’éducation esthétique de l’homme : « L’homme n’est homme que lorsqu’il joue »…), j’ai plaisir à vous communiquer ici le lien vers une une vidéo de magie, mise en ligne tout récemment sur Youtube, en laquelle vous pouvez me voir exécuter un tour de cartes des plus curieux, en ce sens que je ne me l’explique même pas à moi-même. Cette vidéo, d’une durée d’une minute environ, date de 2002 :

https://www.youtube.com/watch?v=g8mMf5Dqdu4&feature=share.

►A propos de magie, je précise ou rappelle aux aficionados les deux grands événements magiques de l’année 2018 que La Revue de la prestidigitation couvrira avec bonheur :

- le Congrès de la Fédération française des artistes prestidigitateurs et son Championnat de France, qui se tiendront à Arcachon, du 27 au 30 septembre 2018. Si vous souhaitez obtenir plus de détails sur cet événement d’envergure, je vous invite ardemment à consulter le site afférent : www.congres2018.magie-ffap.fr, comprenant notamment une vidéo de présentation sympathique ;

- le Championnat du Monde, des plus prometteurs, qui se déroulera dans la ville portuaire de Busan, en Corée du Sud, du 09 au 14 juillet 2018.

 

Avec mes meilleures ondes positives.

Bien cordialement et sincèrement,

Tony Ferri.



Un colloque sur la question pénale
27 janvier, 2018, 12 h 11 min
Classé dans : Non classé

Couverture Qu'est-ce que punir (Tony Ferri)Tony Ferri (5)

9782749536682_1_75pouvoir_politique_et_penale_ml

 

 

Chers amis, chers collègues,

 

Voilà un beau et intéressant colloque « Droit et justice », en plein cœur d’un lycée… Mille bravos et remerciements aux organisateurs, à l’équipe pédagogique, aux élèves, à la direction de l’établissement scolaire, et en particulier à Ann Delobelle qui y enseigne la philosophie et qui nous aide effectivement à mieux vivre !

 

A découvrir ou à redécouvrir via ce lien d’actualité : https://actu.fr/normandie/trouville-sur-mer_14715/ann-delobelle-philosophie-doit-nous-aider-vivre-mieux_15158841.html .

Et voici le pdf du programme et des détails de l’événement : fichier pdf Programme colloque droit et justice, janv. 2018 .

Bien cordialement.



Le tour « L’huile et les reines » de Roy Walton par Tony Ferri
21 janvier, 2018, 13 h 12 min
Classé dans : Non classé

Chers amis, chers collègues,

Afin de renoncer à l’ennui des dimanches – ce que Vladimir Jankélévitch appelait « l’euthanasie dominicale » -, permettez-moi de vous communiquer des images que je viens de retrouver et qui datent de 2002, c’est-à-dire d’une autre vie où j’avais passionnément créé un certain nombre de tours de cartes et magiquement publié un livre à ce sujet. Ces images (qui viennent d’être mises en ligne) me montrent, en effet, en train d’exécuter un tour de cartes du magicien londonien Roy Walton. Ce tour s’intitule « L’huile et les reines », et repose sur le vieux principe magique, troublant pour les rationalistes, de l’huile et l’eau qui ne se mélangent pas… Mais regardez plutôt… :

 https://www.youtube.com/watch?v=Iww6FUpeSF8

Il m’importe de préciser que cette résurrection d’un passé, quoique proche, déjà lointain, vient de l’heureux honneur qui m’est fait de contribuer, prochainement et régulièrement, à la belle et ancestrale Revue de la prestidigitation, qui fait peau neuve, notamment dans le cadre de la rubrique intitulée « Magie et philosophie » -, ce qui se donne comme une manière énergisante de pratiquer ce que j’appelle une « philosophie en acte », qui ne se contente donc pas de dire, mais qui fait…

Pour information complémentaire, voici le lien vers cette revue historique de référence, au tirage bimestriel :

 http://www.magie-ffap.com/page/19-la-revue

Très bon dimanche !

Bien cordialement et sincèrement,

Tony Ferri.

Retrouvons-nous sur Facebook :

https://fr-fr.facebook.com/cerlpc.philosophie ,

et sur Google + :

https://plus.google.com/100919902922310644549 .



A paraître « Abolir la prison » 
15 janvier, 2018, 13 h 00 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (en 2018)AbolirPrisonCouv

Chers amis, chers collègues,

 La sortie programmée de mon livre, en avril 2018, Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, aux éditions Libre et Solidaire, est à retrouver sur mon site, à cette adresse : https://sites.google.com/site/tonyferriphilosophe/abolir-la-prison .

 Bien chaleureusement.



Parution « Du sens de la peine »
14 janvier, 2018, 14 h 15 min
Classé dans : Non classé

Du sens de la peine

Chers amis, chers collègues,

En cette période faste, j’ai plaisir à porter à votre connaissance le fait que vient de paraître un ouvrage très éclairant et fort nécessaire portant le titre Du sens de la peine (sous la direction de Franck Ludwiczak et Jean Motte dit Falisse), L’Harmattan, coll. « Criminologie », janvier 2018. Il est, en effet, à noter sa spécificité et sa rareté, qui le distinguent d’autres publications par trop insipides et désincarnées sur ce sujet fondamental et qui tiennent plus particulièrement ici à :

- 1° son précieux ancrage dans une dimension authentiquement pluridisciplinaire compte tenu de la profonde variété de ses contributeurs (là où il convient d’admettre par probité que, ordinairement, les universitaires fonctionnent, sur ces questions-là, seuls, en petit comité « incestueux » au sens d’un pauvre « entre-soi » comme l’évoquait Pascal au sujet de certaines relations sociales, et, par conséquent, sans ouverture à une véritable pluridisciplinarité ou altérité susceptible de nourrir un débat autrement plus captivant) ;

- 2° son enracinement dans une exceptionnelle alliance qu’il m’importe de souligner et qui est constituée à la fois par des universitaires, des professionnels de la justice, divers praticiens complémentaires de l’intervention autour de la chose pénale et criminelle… Autant dire qu’il s’agit d’un joyau vraiment rare, qui éclaire, de manière originale et décisive, la question du sens de la peine, à la lumière d’aujourd’hui…

Pour ma part, l’honneur m’a été fait d’apporter ma pierre à ce bel édifice singulièrement collectif, au moyen de ma contribution intitulée « Esquisse d’une théorie de l’amoralité de la peine ».

Je vous communiquerai prochainement le sommaire de l’ouvrage. Voici ici le pdf de son aplat : fichier pdf Du sens de la peine

Avec mes remerciements les plus amicalement vifs pour nos échanges que nous continuons à engager sur ces questions si capitales.

Sincèrement,

Tony Ferri.

 

 



A paraître « La probation française à l’épreuve »
12 janvier, 2018, 0 h 12 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (4)

Chers amis, chers collègues, voici la primeur d’une information

La probation française à l’épreuve

Dragan Brkić (ex-CPIP) et René Biella (CPIP désormais retraité)

(A paraître, dans ma collection, « Les logiques des pénalités contemporaines », chez L’Harmattan, en juillet 2018)

 Communiqué de René Biella :

 Dans le domaine de la recherche universitaire relative à l’institution punitive, il est saisissant de constater à quel point s’empilent les erreurs de jugement et de diagnostic, les égarements spéculatifs, à quel point se multiplient les défauts de connaissances empiriques, les carences en matière d’assimilation des pratiques, de sorte que le professionnel aguerri à une activité concrète de terrain ne peut manquer d’aller de surprises en déconvenues, ballottant entre le sentiment de consternation et un désir de rire libérateur, à la lecture des travaux marqués non pas seulement du sceau d’une coupable déficience, mais encore par une dangereuse incurie et une patente impéritie tenant à un manque d’exercice des pratiques.

 Dans le registre de la sanction pénale, où il est question de vie et de mort, en ce sens qu’elle va entraîner des conséquences majeures sur l’existence, comment la théorie et la contemplation de l’universitaire ne cesseraient-elles pas, dans le fond, d’être démenties par la pratique de terrain ?

Si la spéculation pénale de l’enseignant-chercheur vient à ce point se fracasser contre la réalité positive des pénalités, c’est parce que l’hypothèse – que l’universitaire formule et cherche à faire corroborer à tout prix par l’orientation de sa théorie – n’a pas la consistance que possèdent les procédés concrets de prise en charge des condamnés, sous la double forme de l’aide et du contrôle. Ici comme ailleurs, l’abîme qui sépare l’homme de la pratique de l’homme de la contemplation réside dans le fait que seul le praticien a l’habitude de l’action et « sait faire », en obtenant des résultats palpables et réels, là où le petit maître assistant ou de conférences, n’ayant aucune habileté ou compétence dans l’art d’appliquer les règles professionnelles, n’arrive tout au plus qu’à ressemeler des textes déjà fort rebattus. Bref, en lieu et place de mettre en œuvre quoi que ce soit qui puisse permettre d’aboutir à des résultats concrets et probants, le chercheur de cabinet obéit à ce que nous pouvons nommer, en nous inspirant des remarques fécondes d’Henri Bergson, une illusion spéculative. « Originellement, souligne l’auteur de L’Évolution créatrice (1907), nous ne pensons que pour agir. C’est dans le moule de l’action que notre intelligence a été coulée. La spéculation est un luxe, tandis que l’action est une nécessité ». Karl Marx avait d’ailleurs fortement insisté sur le fait que seule l’activité socio-politique, l’exercice enraciné du travail sont de nature à provoquer des transformations substantielles dans le tissu de la réalité économique.

 D’où il résulte que, loin de permettre de saisir la réalité concrète de ce que vivent au quotidien les acteurs du système punitif (professionnels et personnes placées sous main de justice), le péroreur de l’institution académique, qui fait trop souvent l’objet de son propre aveuglement, cherche à parler à la place des praticiens sans être à leur place, se contente donc de discourir sans percevoir ce qui se fait et ce qui se joue de radicalement opérant dans les pratiques professionnelles, aussi bien au sein des prisons qu’à l’intérieur des services pénitentiaires d’insertion et de probation. A cet égard, il apparaît que la coutume qu’à un chercheur de commencer par affirmer qu’il s’est prétendument immergé au sein d’un établissement ou d’un service pénitentiaire pour tenter de fixer sa théorie vient de ce qu’il sent bien et anticipe, au fond, le caractère illégitime de son étude. Car, à titre d’exemple significatif, il faut se souvenir que, pour saisir véritablement l’ampleur et la profondeur de ce qu’il y a à découvrir et à vivre dans une prison, aux multiples visages et représentations, aux infinis angles morts, le tour de piste que prétend faire le petit maître de l’enseignement universitaire dans la prison, du reste aux conditions de celle-ci, et ce en vue d’essayer d’asseoir son hypothèse, ne saurait aucunement suffire à en établir la réalité complexe, protéiforme et concrète. Pour aller autrement plus loin dans la compréhension précise de la nature carcérale, il lui faudrait être logé à la même enseigne que les personnels, ou mieux : il lui faudrait être traité comme un prisonnier, c’est-à-dire qu’il serait requis qu’il accède à la détention en étant considéré, par l’ensemble de ses occupants (professionnels et infracteurs), comme un condamné, qu’il possède, en conséquence, une fiche pénale ou un casier judiciaire factice, et qu’il demeure confiner là pendant, au moins, trois années pleines consécutives, sans qu’il ait la possibilité d’aller boire, à sa convenance, une boisson réconfortante au café du commerce et sans que les personnels et les détenus eux-mêmes soient informés qu’il est en fait un chercheur de cabinet. Il est vrai que, si cette situation est impossible, cela tient, non pas seulement au fait qu’il n’est pas légal de produire et d’user de faux documents pour tromper une administration publique, à l’aide d’une fausse fiche pénale par exemple, mais aussi et plus subtilement au fait que, si ce chercheur tentait d’aventure l’expérience, nous gageons qu’il ne pourrait pas mener à bien son étude, pour la raison de fond qu’il ne tiendrait pas, au sein du sarcophage carcéral, plus de quinze jours d’affilée, et abandonnerait illico, tout penaud, la langue pendante et la main tremblante, son projet devenu infernal lorsque les conditions et les règles d’intervention carcérales et réelles sont respectées et vécues comme le vivent, de l’intérieur et longtemps, les occupants de l’enceinte pénitentiaire. C’est pourquoi les travaux des chercheurs de salon ne manquent pas d’emblée de se donner d’autant plus comme suspects que ces derniers s’épanchent, dès l’introduction, au moyen de moult remerciements émouvants pour l’accueil qui leur a été réservé, sur leur supposée et incroyable immersion au sein des établissements.

Il n’en va pas autrement en ce qui concerne la compréhension des activités du conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation en milieu ouvert. En effet, afin que l’enseignant-chercheur s’imprègne un tant soit peu des préoccupations professionnelles journalières de ce praticien de la « chose criminelle », qui porte le statut de conseiller, qui exerce l’art concret de l’accompagnement des personnes placées sous main de justice et qui s’efforce, au quotidien, de démêler le nœud gordien du fait délinquantiel, il est attendu de lui au minimum qu’il s’arrache aux fantasmes qui le hantent sur la délinquance, qu’il ne se contente pas d’observer timidement les praticiens à l’œuvre, dans la posture du retrait poli, qu’il ne se précipite pas à considérer, en dehors de toute action en train de se faire, l’éventualité alléchante de s’entretenir avec un infime échantillon non représentatif de conseillers comme l’alpha et l’oméga du matériau à surinvestir ensuite « métaphysiquement », en vue de nourrir son hypothèse de départ. L’exacte compréhension de l’exercice des missions du conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation suppose cet exercice lui-même, puisque ici, comme dans tout art, c’est en faisant qu’on apprend à faire et qu’on mesure, après bien des années d’expérience, tout le sens et toute la portée d’une telle pratique.

 Dès lors, pour que les activités du conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation deviennent à l’apprenti-observateur a minima intelligibles, il est donc requis non seulement l’exercice de cet art, mais une pratique du métier incommensurablement longue et mature, caractérisée par :

- son enrichissement par des milliers d’heures de contacts concrets avec les personnes condamnées, dans le cadre d’entretiens ou de visites à domicile seulement à l’occasion desquels peut se dégager une connaissance utile de l’intime parcours de ceux qui ont été mis en cause dans des infractions ;

- le développement des relations particulières que les praticiens nouent avec les magistrats mandants et les partenaires des services pénitentiaires d’insertion et de probation ;

- l’appropriation de l’articulation des pratiques professionnelles à l’établissement, par les conseillers chevronnés, de milliers de rapports à destination de l’autorité judiciaire ;

- le rehaussement de la prise en considération des postures, des représentations et des difficultés multifactorielles de ceux que la justice condamne en vertu de ses lois et de ses mœurs.

 C’est dire combien le chercheur, habitué à se griser intellectuellement dans sa chambre, ne peut manquer d’être infiniment loin du but qu’il prétend naïvement, ou par fanfaronnade, pouvoir atteindre, lorsqu’il se promène dans les établissements ou services pénitentiaires. Ce manque ou cette inaptitude ne relève donc pas seulement du fait qu’il se tienne à une place minuscule quand il vise à étudier un objet du système punitif qui forcément le dépasse compte tenu de son caractère aussi considérable que sibyllin pour l’entendement, mais encore du fait qu’il se trouve naturellement aux antipodes de la possession de l’expérience minimale attendue et du matériau complexe fermement requis pour espérer commencer à se faire ne serait-ce qu’une idée claire de la nature de la probation française. C’est ainsi que, parmi les travaux de la recherche universitaire qui ont été proposés sur les activités des services pénitentiaires d’insertion et de probation du milieu ouvert depuis la création de ceux-ci en 1999, jusqu’à ce jour, seul le texte de Dominique Lhuilier présente encore, malgré sa déjà relative ancienneté (2007)1, quelque intérêt non négligeable, par cela seul qu’il tente, bon an mal an, de se conformer aux pratiques d’intervention des conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, et de coller à la réalité du terrain, en veillant à éviter de glisser par trop vers l’abstraction de bureau.

C’est, en définitive, à déterminer avec précision les traits caractéristiques des interventions du conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, en milieu ouvert, que s’attachera notre exposé. Soucieux d’extraire, sur le plan pratique, le noyau fondamental de la probation française, il ne lui sera alors pas malaisé de vaincre les spéculations les plus hardies des métaphysiciens de boudoir.

<a rel= »author »href= »https://sites.google.com/site/tonyferriphilosophe/

<a rel= »author »href= »https://plus.google.com/u/0/100919902922310644549

1 Dominique Lhuilier. (sous la direction de), Changements et constructions des identités professionnelles : les travailleurs sociaux pénitentiaires, Rapport final, DAP, Paris, 2007.



Interview de Tony Ferri par le quotidien basque « Berria »
14 décembre, 2017, 23 h 25 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri

Chers amis, chers collègues,

Vous trouverez ici le fichier pdf de l’interview que j’ai eu le plaisir de donner au « Berria », le quotidien basque de référence, en date du 08 décembre 2017 : fichier pdf Interview de Tony Ferri par le Berria (08 12 2017) .

Lien vers le Berria :

http://iparraldekohitza.eus/2017/12/07/nork-sinets-lezake-presondegiak-gizarteratzen-duela/ .

Cette interview est consécutive à la conférence que j’ai eu l’honneur de tenir à la Médiathèque de Bayonne le 07 décembre 2017 à propos de la question de la punition pénale, et s’inscrit dans la journée dédiée aux droits de l’homme du 10 décembre 2017.

Pour plus de détails, voici le lien vers la Médiathèque : http://www.mediatheque.bayonne.fr/OpacWebAloes/index.aspx?idpage=824,

et l’annonce de la conférence sur les ondes de Radio Basque : .

 Et pour d’autres détails sur la teneur de l’interview, je vous communique ci-dessous le texte des premiers échanges que j’ai eu l’occasion d’entretenir, en français, avec l’équipe journalistique du « Berria ».

Bien cordialement.

 

Éléments de l’interview, en français :

 

Pour le quotidien basque Le Berria du vendredi 08 décembre 2017

Interview de Tony Ferri

 

 Pourquoi portez-vous tant d’intérêt aux sujets de la surveillance, de la punition et du milieu carcéral (entre autres) ?

 Mon intérêt pour ces sujets vient du croisement de deux ou trois influences : d’une part, de ma découverte, à l’université, alors que je préparais une thèse de Doctorat en philosophie, de réflexions portant sur la question des disciplines et le régime des pénalités, ainsi que sur la société de contrôle ; d’autre part, de l’exercice de mon métier de Conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation, à l’occasion duquel je puis, dans le même temps, observer en acte, très concrètement, la pratique des peines sur le terrain même de son développement et de son application ; enfin, d’une certaine conscience philosophique, citoyenne et politique, aux prises avec les réalités actuelles, et mêlée d’une forte curiosité pour les notions ayant trait aux droits de l’homme, à l’indépendance de la pensée, à un désir de progrès, au respect des libertés fondamentales. A cet égard, mes travaux de recherche, en association avec le laboratoire scientifique Gerphau, en portent l’empreinte manifeste, et mes analyses sur la formation et la tendance au déploiement d’une architecture carcérale jusqu’en dehors même des prisons en offrent l’illustration emblématique.

D’une certaine manière, cela peut apparaître paradoxal de se confronter en même temps à l’exercice d’une activité professionnelle à l’intérieur d’un ministère réputé régalien comme celui de la Justice et à la pratique d’une philosophie dont la coloration est celle de la liberté et de la recherche du progrès dans le domaine des pénalités. Mais précisément, c’est dans le creuset de cette séparation, c’est dans l’articulation même de cette opposition que des publications trouvent leur sens, leur portée, leur intérêt, puisque il y a tout lieu d’exiger de combler un manque cruel, à savoir celui d’une jonction authentique entre l’activité intellectuelle de la réflexion ou de la recherche (la théorie) et les expériences ou observations de terrain in situ (la pratique). En règle générale, les philosophes manquent d’expériences et de pratique, tandis que les professionnels ne sont pas à l’aise avec les interrogations et les conceptualisations.

 Quelle importance ont eue d’autres travaux philosophiques dans votre parcours, comme, par exemple, Surveiller et Punir de Michel Foucault ?

 Le livre Surveiller et punir de Michel Foucault a été pour moi une révélation on ne peut plus décisive. J’ai découvert cet auteur assez tardivement dans mon cursus universitaire, parce qu’il n’a d’abord pas été à la mode dans l’institution académique, contrairement à aujourd’hui. D’autre part, l’essentiel de mon enseignement philosophique m’a été dispensé à la Sorbonne Paris IV, ce qui est une excellente chose pour acquérir des connaissances philosophiques traditionnelles solides, mais peu probant pour analyser notre époque contemporaine, faire des diagnostics de notre actualité citoyenne. Comme je voulais passer de l’histoire de la philosophie à la philosophie elle-même, « en acte » si je puis dire, je me suis alors orienté vers l’université de Vincennes – Saint-Denis (Paris-VIII), et j’ai eu la chance de rencontrer, en tout cas à ce moment-là, un professeur qui pouvait diriger ma thèse dont l’intitulé était le suivant : « Le système de la peine. Du châtiment à l’hypersurveillance ». A ce moment-là, je ne voyais pas qui aurait pu, à Paris IV, avoir les compétences et l’intérêt pour lire mes travaux de cette nature.

Dans la mesure où je me suis inscrit dans un cursus doctoral quelques années après avoir quitté l’université, cependant que j’étais salarié de l’État et que je découvrais la philosophie de Michel Foucault en lisant tout de lui à propos des disciplines, de l’asile et des prisons, j’ai été saisi par l’impression que ses conceptions trouvaient une de ses meilleures expressions au sein de l’institution punitive. Bien entendu, d’autres philosophes ont compté pour moi, comme, par exemple, Jean-Paul Sartre, qui est mon premier amour philosophique, si je puis le dire ainsi, en raison précisément du fait qu’il soit l’auteur de la plus retentissante philosophie de la liberté que le XXe siècle ait connue, et Gilles Deleuze, tout particulièrement à travers son invitation à interroger ce qu’il nommait déjà la « société de contrôle ». Néanmoins, reconnaissons que, au total, peu de philosophes se sont authentiquement intéressés à la question des prisons et du système punitif contemporain, peut-être parce qu’elle renvoie à l’idée de basses fosses et de caniveaux, et que la philosophie demeure, par tradition, une discipline élitiste, qui prétend devoir rester en dehors de l’usage du cambouis. En réalité, philosopher sur les pénalités permet des entrées en matière des plus utiles et très à-propos, lorsqu’on cherche à questionner et à comprendre des notions, non pas seulement comme celles de la punition et de la surveillance, mais aussi comme celles de la liberté, du sens, de l’en-commun, de la vie…

 Vous parlez d’hypersurveillance, et vous dites qu’on y participe (avec les smartphones par ex.). Quel danger y voyez-vous ?

 Comment définir l’hypersurveillance ? Lorsqu’on emploie ce mot, l’impression peut être d’emblée donnée qu’il s’agit là d’un ensemble de dispositifs de surveillance complètement anti-démocratiques, aux accents presque totalitaires, tels que ceux qu’on rencontre chez George Orwell ou Aldous Huxley… En réalité, l’hypersurveillance, telle que j’essaie de la réfléchir et de la concevoir, désigne un régime politique tout à fait singulier, puisque, alors même qu’elle tend à fragiliser, voire à ruiner un certain nombre des bases de la vie démocratique, elle est, en fait, « à peu près » compatible avec celle-ci. Si l’on, veut, il s’agit d’un régime qui ne cesse de coudoyer insidieusement les limites, sans les dépasser outrageusement, quoique dangereusement. Autrement dit, on pourrait dire que l’hypersurveillance désigne ce régime de vie sociale qui n’est certes pas la négation pure et simple des libertés individuelles, mais qui s’installe « aux frontières » du démocratique et de l’anti-démocratique, qui mêle donc liberté et surveillance, droit et contrôle, avec cette caractéristique toutefois qu’elle accorde une prépondérance pour le renforcement d’un mouvement favorisant, de manière inédite, l’excroissance de la surveillance et du contrôle sur l’exercice des droits fondamentaux.  C’est pourquoi, face au processus actuel d’exportation des ingrédients pénaux vers l’espace civil (cf., sur ce point, mon livre Pouvoir et politique pénale. De la prison à la surveillance électronique, éditions Libre et Solidaire, 2016), on peut significativement déceler, à la source des mécanismes de l’hypersurveillance, un certain nombre de liens avec le dispositif pénal de « placement sous surveillance électronique » (PSE), mais  pas avec celui du placement sous surveillance électronique « mobile » (PSEM). Si, en effet, dans le contexte de ce que Michel Foucault nommait « le régime du gouvernement des vivants », l’application du PSEM était non seulement généralisée aux personnes condamnées, mais servait progressivement de restructuration de la vie sociale, la collectivité s’abîmerait alors incontestablement dans les limbes de la société totalitaire, du moins totale. Mais l’essor du PSE (pas du PSEM, insistons-y, tant la confusion est répandue et piégeuse, car il y a « des » surveillances électroniques) et le transfert d’un certain nombre de ses modes d’organisation et de fonctionnement à la société tout entière, en vue d’instaurer une surveillance de masse, voilà ce qui est des plus inquiétants, et ce qui doit être inlassablement interrogé, pointé du doigt, contesté. La société est effectivement prise en étau par l’hypersurveilllance : d’un côté, venant d’en haut, la loi comprime et rétrécit asymptotiquement l’espace d’expression des libertés individuelles, et, d’un autre côté, venant d’en bas, la population participe, sans s’en rendre toujours compte, à l’instauration de sa propre surveillance par le fait qu’elle se rend complice de la récolte, par des instances tierces dont elle n’a aucune maîtrise, des données personnelles qui la concernent. L’usage abondant, dépendant et aveugle du Smartphone par les gens aujourd’hui est effectivement caractéristique de ce phénomène de mise en geôle du quotidien.

Le bracelet électronique, pour vous, ne serait pas une mesure positive, pourquoi ?

Y a-t-il des peines plus « utiles » ou plus « efficaces » que d’autres ?

 En France, le bracelet électronique est surtout utilisé comme une modalité d’exécution d’une peine d’emprisonnement, du moins est-ce dans cette perspective que cette mesure de surveillance, qui, rappelons-le, s’effectue au domicile des condamnés – lieu pourtant incessible au sens du droit civil – a été conçue et mise en place à ses débuts, en 1997, avant de s’épanouir vers 2003-2004, lorsque la France renouait déjà avec des pics d’incarcération. Aujourd’hui, sous l’action de l’hypersurveillance, ses usages se sont profondément diversifiés, et ne mettent plus seulement aux prises des personnes condamnées. Par exemple, des mineurs ou des personnes prévenues (présumées innocentes) peuvent maintenant en faire l’objet. D’une certaine manière, parmi le panel des mesures alternatives à l’incarcération que la législation française propose, à savoir essentiellement – outre la libération conditionnelle qui n’est accordée qu’au compte-gouttes et le travail d’intérêt général qui s’applique généralement aux personnes condamnées à de très courtes peines, éventuellement jeunes et primaires au sens juridique du terme – le placement sous surveillance électronique, la semi-liberté et le placement à l’extérieur, j’attribue la plus haute valeur à celui-ci, et ce pour plusieurs raisons. Disons principalement que l’intérêt du placement à l’extérieur tient au fait qu’il permette la mise en place de projets, un accompagnement des condamnés par des éducateurs de la société civile, l’instauration d’un tissu relationnel partenarial avec des associations indépendantes de l’administration pénitentiaire, là où le bracelet électronique substitue l’élément technologique à l’élément humain, assigne à résidence (fait donc d’un lieu de vie et d’épanouissement personnel une prison), se contente, maintenant à l’échelle industrielle, de procéder à une surveillance « à distance » et à un « traçage » en règle des personnes condamnées pour désengorger prétendument les prisons et réduire les coûts de l’incarcération. Sans compter que le bracelet électronique n’est pas seulement une mesure alternative à l’emprisonnement, mais également une mesure substitutive à une peine du milieu ouvert. A infractions égales et en comparant le degré de gravité des faits commis, des études corroborent en effet ce qui s’observe sur le terrain judiciaire depuis environ vingt ans : les juges ont la main plus leste aujourd’hui qu’hier, et condamnent à de la prison ferme (en milieu clos) des personnes qu’ils sanctionnaient jadis à une mesure de sursis assorti d’une mise à l’épreuve (en milieu ouvert) pour des infractions similaires, parce que, entre autres motifs (comme l’évolution du droit et des sensibilités), ils savent que, sur le plan juridique, la peine d’emprisonnement pourra être, le cas échéant, aménagée.

 Croyez-vous possible une société sans prison ?

Quelles alternatives voyez-vous au bracelet électronique ? A la prison ?

 Oui, je la crois non seulement possible, mais nécessaire, du moins pour plus de 80 % de la population détenue. Cette conviction n’est pas l’effet d’une complaisance ou d’une fantasmagorie, mais elle se donne bien davantage comme le résultat d’une réflexion constante, que j’ai cherché à conduire cette dernière décennie, sur le statut des pénalités actuelles, sur le rôle et la portée de leurs pratiques, sur leur efficacité éventuelle ou illusoire en termes de prévention de la récidive, de réinsertion, de redressement, sur la manière dont les peines sont perçues ou vécues par les condamnés eux-mêmes, qui n’ont souvent pas droit au chapitre sur ces questions-là. Dans un livre à paraître en avril 2018, chez Libre et Solidaire, et dont le titre est Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, j’invite le lecteur, sur la base d’un certain nombre de constats, d’analyses et d’arguments décisifs, à réfléchir avec moi, d’une part, sur la nécessité d’abandonner le modèle carcéral (trop coûteux, inefficace à l’excès, foncièrement indigne et, somme toute, proprement inutile et nuisible), et, d’autre part, sur la création de modalités de prise en charge inédites et innovantes des personnes condamnées. Plutôt que de punir, et donc d’infliger des souffrances et des privations, il s’agit de s’interroger sur la « meilleure » manière d’instaurer des conditions favorables à l’arrêt de la délinquance et à l’apaisement des victimes, et donc à la réconciliation collective. Par conséquent, l’ambition du livre est d’expliquer pourquoi il y a lieu de solliciter les efforts des pouvoirs publics et la participation pleine et entière de la société civile, en vue de réorganiser, à de nouveaux frais, et de fond en comble, le système pénal, et de montrer par quels chemins il est possible et souhaitable de favoriser tant la réinsertion des condamnés (qui pourrait croire, de bonne foi, que la prison réinsère et qu’elle est l’avenir de l’homme, sinon les imbéciles et les naïfs ?)  que l’indemnisation des victimes. Dans ce livre à paraître, le lecteur trouvera donc trois axes d’une réforme pénale aussi ambitieuse qu’indispensable, aussi innovante qu’à portée de main.

pouvoir_politique_et_penale_ml

https://libre-solidaire.fr/Pouvoir-et-politique-penale .

 

<a rel= »author »href= »https://plus.google.com/u/0/100919902922310644549>tonyferri

<a rel= »author »href= »https://www.facebook.com/cerlpc.philosophie>tonyferri

<a rel= »author »href= »https://www.linkedin.com/in/tony-ferri-b29b1a62/



Photos-souvenirs citoyennes
2 décembre, 2017, 11 h 30 min
Classé dans : Non classé

Chers amis, chers collègues,

 

J’ai plaisir à partager avec vous ici quelques photos-souvenirs citoyennes, notamment avec Thierry Lodé (biologiste), Dominique Le Jacques (statisticienne), Jean-Paul Barriolade (éditeur) et Nathalie Sawmy (correctrice éditoriale) en 2016, avec Le Cravate Club en 2016, avec René Schérer (philosophe) en 2016, ou à l’occasion d’invitations ou d’interviews par la Radio Télévision Suisse en 2015, France Culture en 2016, Le Point en 2014, Libération en 2016, Le Courrier en 2016 et La Semaine Juridique, édition générale en 2014.

Très bon week-end !

Bien cordialement,

Tony Ferri.

 Tony Ferri, avec Jean-Paul Barriolade, Nathalie Sawmy, Thierry Lodé et Dominique Le Jacques, à Paris, en 2016Tony Ferri, avec Jean-Paul Barriolade, Nathalie Sawmy, Thierry Lodé et Dominique Le Jacques, à Paris, en 2016 (2)

Tony Ferri, avec René Schérer, en 2016Tony Ferri, au Madame Louis, avec Le Cravate Club, en 2016

Tony Ferri, à Radio Télévision Suisse, en 2015Tony Ferri, à France Culture, avec Emilie Chaudet et Stéphane Jacquot, en 2016

 

Tony Ferri, Le Courrier, en 2016Tony Ferri, interviewé par Le Point, en 2014, et par Libération, en 2016Tony Ferri, dans La Semaine juridique, édition générale, 2014

<a rel= »author »href= »https://plus.google.com/u/0/100919902922310644549>tonyferri

<a rel= »author »href= »https://www.facebook.com/cerlpc.philosophie>tonyferri

<a rel= »author »href= »https://www.linkedin.com/in/tony-ferri-b29b1a62/



Couverture et présentation du livre à paraître « Abolir la prison »
12 novembre, 2017, 15 h 23 min
Classé dans : Non classé

Chers amis, chers collègues,

S’agissant du livre à paraître Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, j’ai plaisir à partager avec vous ici le projet de sa couverture (à laquelle seront bientôt ajoutés les noms des préfacier et postfacier), ainsi que sa présentation éditoriale.

Bien cordialement,

 Tony Ferri.

AbolirPrisonCouv

Présentation du livre :

Tony Ferri

Abolir la prison

L’indispensable réforme pénale

Le contexte

La France comporte plus de 70 000 personnes détenues ; leur nombre baisse partout en Europe, sauf dans notre pays. Prisons surpeuplées, traitements inhumains des prévenus, conditions d’hygiène déplorables… La France est régulièrement condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme. Pourtant la seule réponse des politiques est de créer toujours plus de places de prison…

L’ouvrage

Loin des poncifs habituels sur la prison, cet ouvrage fait le constat de l’échec de notre système carcéral criminogène qui ne fait que générer des réflexes de délinquance et de rejet de la société. Ce modèle, à bout de souffle, engendre le contraire de ce qu’il veut promouvoir ; il n’apporte aucune réponse aux problèmes d’incivilité et ne fait qu’accroître la souffrance, la désocialisation, la contamination du crime des uns aux autres, la radicalisation des comportements. Les détenus emmagasinent de telles doses de frustration que cela les pousse à commettre des violences à l’intérieur même de la prison ou à passer à l’acte dès leur libération.

On aura beau construire de plus en plus de prisons, elles ne pourront que générer toujours plus de surpopulation carcérale, de promiscuité, de haine et donc de récidive.

Renverser notre raisonnement sur l’enfermement, c’est d’abord se poser la question de l’indemnisation des victimes, puis celle de la réinsertion des condamnés.

Il faut donc réfléchir à de nouvelles conditions d’organisation et de fonctionnement des pénalités, et à la création de nouveaux espaces de retenue pour une minorité de gens. Bref, réorganiser de fond en comble notre manière d’envisager la privatisation de liberté… Et promouvoir impérativement d’autres formes d’accompagnement pénal et social qui tiennent compte de la personne et qui prennent le parti de la réconciliation, tant entre les délinquants et leurs victimes qu’entre le coupable et la collectivité.

L’auteur

Tony Ferri est philosophe, chercheur au Gerphau et conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Praticien de la criminologie appliquée, il est l’auteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur le système punitif contemporain, le dispositif de surveillance électronique, la normalisation du contrôle en milieu libre et l’exportation d’une architecture d’enfermement, aussi bien en ville que chez soi. Il a écrit plusieurs ouvrages dont Pouvoir et politique pénale : de la prison à la surveillance électronique (Libre et Solidaire, 2016) et La Surveillance électronique pénale : son statut, son sens, ses effets (Bréal, 2017).

 

Parution : 5 avril 2018

Format : 15,5 x 22,5

 Reliure : Broché

Nb de pages : 160

Prix TTC : 14,00 €

ISBN : 9782372630436

 

LIBRE ET SOLIDAIRE

19, rue Ballu 75009 PARIS

01 48 74 15 23

www.libre-solidaire.fr

libre.solidaire@gmail.com



Conférence-débat du 07/12/2017 à la Médiathèque de Bayonne
3 novembre, 2017, 23 h 58 min
Classé dans : Non classé

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi de venir vous convier à la conférence-débat que j’aurai l’honneur et le plaisir de tenir à la Médiathèque de Bayonne – co-organisatrice de l’événement, en partenariat avec l’Observatoire international des prisons du Pays basque -, le jeudi 07 décembre 2017, à partir de 18h30, et dont voici le titre: « Quel est l’intérêt de punir ? ».

Voici, en quelques lignes, l’introduction au propos de la conférence : Il est si usuel de considérer l’exercice du pouvoir de punir comme une nécessité fondamentale des sociétés humaines que non seulement nous nous interrogeons peu sur sa logique interne, ses présupposés et ses conséquences, mais que nous n’envisageons même pas la possibilité de nous passer de cet exercice. Or, que faisons-nous « au juste » quand nous punissons ? Et au nom de quels principes ou de quels objectifs réclamons-nous la punition ? C’est donc à entrer dans l’examen, à la fois philosophique et pratique, des soubassements ultimes de la peine que s’emploie notre intervention d’aujourd’hui.

Vous trouverez d’ores et déjà les premiers renseignements relatifs à cette programmation sur le site de la Médiathèque de Bayonne, dont le lien direct est le suivant :

http://www.mediatheque.bayonne.fr/OpacWebAloes/index.aspx?idpage=824

Avec mes remerciements chaleureux pour nos échanges.

Bien cordialement,

Tony Ferri.


1...34567...15

MELODINE |
François, pour toi, c'... |
Celal Karaman Güncel Blog,c... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Euristote
| Blackdiamond1999
| EmGlob