Un site utilisant unblog.fr

Recension du livre « La surveillance électronique pénale »
29 avril, 2018, 12 h 24 min
Classé dans : Non classé

Information sur la recension, établie par le criminologue André Normandeau, de mon livre La surveillance électronique pénale. Son statut, son sens, ses effets (préface de Jean-Marie Delarue), Paris, Bréal, 2017, parue dans le numéro d’avril-juin de la Revue de science criminelle et de droit pénal comparé (RSCDPC-Paris) et à paraître dans le numéro de juillet 2018 de la Revue canadienne de criminologie et de justice pénale (RCCJP-Ottawa). Voici un extrait :

 « Il est surprenant qu’une personne qui se définit d’abord et avant tout comme ‘un philosophe’, ce qui est le cas de l’auteur de ce livre, Tony Ferri, soit un auteur qui travaille comme praticien au sein du ministère français de la Justice (Paris) à titre de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation. Toutefois, c’est précisément ce qui rend ce livre particulièrement intéressant pour celles et ceux qui travaillent au quotidien dans les services pénitentiaires et autres services liés aux solutions de rechange à l’emprisonnement, tels que la probation, la libération conditionnelle, la surveillance électronique, les maisons de transitions pour ex-détenus. (…) Ce livre est écrit ‘à la Foucault’. (…) ».



Merci aux organisateurs de la conférence du 19 avril 2018 !
21 avril, 2018, 12 h 23 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri, à la Cité du livre d'Aix-en-Provence, le 19.04.2018Tony Ferri, à la Cité du livre d'Aix-en-Provence, le 19.04.2018 (2)

Merci chaleureusement à l’Université populaire d’Aix-en-Provence, à la Ligue des droits de l’homme de Marseille, à la Cité du livre d’Aix-en-Provence, à toutes les instances qui ont été partie prenante du projet en faveur de la tenue de la conférence-débat du 19 avril 2018, et au public fort impliqué dans les problématiques majeures et citoyennes que nous avons évoquées ensemble à cette occasion sur le système pénal.

 Avec mes meilleurs sentiments à votre adresse.

Tony Ferri, auteur notamment du livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, Éditions Libre et Solidaire, 2018.



Avis de parution « Abolir la prison »
7 avril, 2018, 11 h 50 min
Classé dans : Non classé

Couverture Abolir la prisonTony Ferri (15)

Chers amis, chers collègues,

C’est avec plaisir que je viens vous annoncer la parution, en cette fin de semaine, de mon livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, aux Éditions Libre et Solidaire :

Site de la BnF :

http://nouveautes-editeurs.bnf.fr/annonces.html?id_declaration=10000000400205&titre_livre=Abolir_la_prison .

Site de l’éditeur (sur lequel, pour toute commande, les frais de port sont gratuits) : https://libre-solidaire.fr/epages/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc.sf/fr_FR/?ObjectPath=Categories .

Il m’est agréable de noter que l’ouvrage s’accompagne d’une préface établie par le philosophe (de l’urbain, de l’habitation, des constructions humaines…) Thierry Paquot (dont voici la fiche Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Paquot), et d’une postface écrite par le biologiste (de l’écologie évolutive, des relations animales amoureuses, de la biodiversité…) Thierry Lodé (dont voici également la fiche Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Thierry_Lod%C3%A9).

Outre l’amitié, outre aussi mon admiration pour leur travail impressionnant dans leur domaine respectif, je suis bien aise que le livre bénéficie de la densité de leur regard et de leur expertise.

Bien chaleureusement.

Tony Ferri.



Conférence à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence
5 avril, 2018, 23 h 38 min
Classé dans : Non classé

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi de vous rappeler que j’aurai le plaisir de vous revoir ou de vous rencontrer à l’occasion de la conférence que je tiendrai à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, le 19 avril 2018, à 19h00. Cette conférence, organisée par l’Université populaire du Pays d’Aix et la Ligue des droits de l’homme, a pour objet cette question, cet étonnant constat : Punir et encore punir, indice de la misère de l’homme ?

L’entrée est citoyenne, libre et gratuite…

Vous trouverez les informations pratiques de l’événement sur le site de l’UPPA : https://www.universitepopulairedupaysdaix.com/avril-2018, ainsi que sur les affiches réalisées par les organisateurs.

Avec mes sentiments les plus vifs.

Bien cordialement,

Tony Ferri.

Conférence Tony Ferri à l'UPPA Aix-en-ProvenceConférence Tony Ferri à l'UPPA Aix-en-Provence 2



« Dédicace à tous ceux qui aiment leur métier »
4 avril, 2018, 0 h 05 min
Classé dans : Non classé

9782749536682_1_75

« Dédicace à tous ceux qui aiment leur métier »

 

Par Tony Ferri, La surveillance électronique pénale. Son statut, son sens, ses effets, Paris, Bréal, 2017, p. 7-9.

 

Quand on aime son métier, on ose le critiquer. Quand on se refuse à critiquer l’emploi occupé, consciemment ou inconsciemment, c’est très souvent le signe d’un amour-propre, parce qu’on renonce à s’adresser des reproches par crainte de voir son image entachée d’un indice d’horreur ou de dégoût. Ceux qui défendent leur petite chapelle professionnelle sont des hypocrites, des vaniteux, des menteurs.

Dans le secteur privé, l’encensement de l’activité professionnelle provient d’une logique de marchandisation, de concurrence et de performance. Il s’agit de croire et de faire croire que l’entreprise à laquelle on appartient est la meilleure dans son domaine. Il faut bien ici que l’offre s’adapte à la demande, qu’elle l’attire à elle, la développe par opérations de communication, manipulation de masse, publicité. Dans le secteur public, qui échappe, en partie, à la logique de la domination économique, l’excès de flatterie professionnelle vient du carriérisme, de l’égoïsme, de la volonté de pouvoir, du soin, apporté par chacun pour soi-même, pour obtenir de plus grandes garanties statutaires et de plus grands avantages indiciaires ou matériels. Autrement dit, dans le registre professionnel, c’est rarement la vertu qui prime, et c’est pourquoi il y a lieu de considérer toute occupation d’un poste, à commencer par celui de cadre, comme d’emblée ou a priori douteuse, comme l’expression inavouable d’un plan personnel de carrière.

Ainsi est-ce par amour de son travail qu’on le critique, et est-ce par amour-propre qu’on l’exalte ? En fait, pour espérer obtenir quelque amélioration morale, pour favoriser l’émergence d’une justice au sein de la sphère professionnelle, il faudrait, à l’inverse, oser dire non, valoriser le refus, avoir le courage de critiquer, non pas au sens de l’esprit de critique qui n’est que médisance et retour de l’amour-propre, mais au sens de l’esprit critique, qui sait faire tout autrement preuve de discernement et de jugement, qui vise à l’honnêteté intellectuelle, qui marque l’étape d’une crise et le besoin crucial d’un changement positif. Il est manifeste qu’on n’approuve que rarement l’homme critique, qu’on fait d’ailleurs passer pour un homme de la critique, qu’on ravale donc au rang de l’impertinent ou de casse-pieds, et donc à celui de l’individu gênant à condamner, alors que précisément l’intérêt de sa présence est qu’il vise à dégager des points décisifs, des phases percutantes, des perspectives prometteuses quant à l’évolution d’une situation. Nul doute que le subalterne qui ne cherche pas à gravir les échelons est souvent incomparablement plus convaincant, intéressant et honnête que le supérieur hiérarchique qui n’a d’yeux que pour l’idée de se hisser rapidement à la charge supérieure, et ceci est d’autant plus vrai que celui-ci y parvient. Au fond, c’est en proportion de la réussite à élever rapidement sa charge ou son titre que se mesure, se justifie, tout soupçon contre le parvenu professionnel. C’est aussi pourquoi le subalterne qui n’est pas carriériste est souvent agréable au contact, tandis que le supérieur hiérarchique ou le subordonné avide de pouvoir s’appréhende immanquablement sous l’angle de la violence, directe ou dissimulée. Qui n’a jamais apprécié le contact chaleureux avec ces grands érudits ou diplômés, avec ces personnes instruites qui s’accommodent de leur position subalterne, et ce malgré leur niveau réel, et qui, de ce fait, inspirent confiance ?

 

 



Merci aux organisateurs de la conférence du 26 mars 2018 !
2 avril, 2018, 12 h 46 min
Classé dans : Non classé

Merci au Genepi d’Angers, à la Ligue des droits de l’homme d’Angers, à l’Université d’Angers (avec son Institut d’études judiciaires) et à l’Université catholique de l’Ouest d’Angers (UCO) pour cette belle rencontre philosophique et citoyenne, qui s’est réalisée dans le cadre de la tenue de la conférence du 26 mars 2018, dont l’intitulé était le suivant :

Suffit-il de punir pour prévenir ou amender ? La peine est-elle satisfaisante et touche-t-elle son but quand elle est, selon l’expression de la philosophe Simone Weil, « seulement un procédé de contrainte par la terreur ? ». Il nous faudra alors nous demander, entre autre chose, pourquoi et dans quelle mesure la peine peut être vécue, non pas comme un redressement ou une élévation par le sentiment de justice, mais comme un abus de pouvoir.

Tony Ferri.



Conférence à l’Université d’Angers
15 mars, 2018, 12 h 17 min
Classé dans : Non classé

Conférence à Angers (avec le Genepi et l'université d'Angers)

Chers amis, chers collègues,

C’est avec plaisir que vous êtes conviés, le 26 mars 2018 à compter de 18h00, à la conférence que j’aurai l’honneur de tenir à l’Université d’Angers. Cette rencontre, organisée par le Genepi Angers et l’Institut d’études judiciaires angevin, s’articulera autour de cette problématique :

 « Suffit-il de punir pour prévenir ou amender ? La peine est-elle satisfaisante et touche-t-elle son but quand elle est, selon l’expression de la philosophe Simone Weil,  » seulement un procédé de contrainte par la terreur ? » . Il nous faudra alors nous demander, entre autre chose, pourquoi et dans quelle mesure la peine peut être vécue, non pas comme un redressement ou une élévation par le sentiment de justice, mais comme un abus de pouvoir ».

 Gardons particulièrement présent à l’esprit, le fait que, si derrière la peine gît généralement un élément de contrainte, derrière toute contrainte se niche souvent un élément compulsif de contrôle, de punition, de domination, précisément celui ayant trait au mouvement de ce que je nomme la compulsion de punir… Voilà ce qu’il convient dès lors de débusquer, ne serait-ce que pour amorcer une conversion de représentation des pénalités, pour mettre au jour leurs mécanismes, leur arrière-fond, tantôt masqué, tantôt inavouable, pour repenser la place et le rôle du juge, du policier, du scrutateur, dans nos sociétés punitives, tristes, angoissées et angoissantes, engoncées dans le tricot…

 Bien cordialement.

Tony Ferri, auteur notamment du livre à paraître Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, Éditions Libre et Solidaire, avril 2018.

 Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/epages/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc/Categories .



Hervé Barbereau ou l’art magique de l’hypnose
12 mars, 2018, 0 h 25 min
Classé dans : Non classé

 

Hervé Barbereau et Tony Ferri, au Théâtre parisien des Feux de la Rampe, en mars 2018

Photo : Hervé Barbereau et Tony Ferri, au Théâtre parisien des Feux de la Rampe, en 2018.

 

Chers amis, chers collègues,

Si vous appréciez le monde de la magie en général, et celui de l’hypnose en particulier, j’ai plaisir à vous suggérer d’assister et de participer au spectacle interactif actuel Hypnosis de l’hypnotiseur Hervé Barbereau, un des meilleurs français de la discipline. Tour à tour, vous explorerez de nouvelles sensations, vous vous amuserez, vous serez comblés d’étonnement…

Cette année, La Revue de la prestidigitation reviendra sur le phénomène Barbereau, et lui consacrera une interview.

Pour une découverte ou une redécouverte de sa personnalité, de son art, vous pouvez, par ces liens, vous rendre, par exemple, sur le site d’Hervé : http://www.hypnose-spectacle.com/ ou sur l’émission de Cauet : https://www.youtube.com/watch?v=CMpUgNJDA0o .

Très chaleureusement.

Tony Ferri.



Conférence à Aix-en-Provence
10 mars, 2018, 19 h 26 min
Classé dans : Non classé

Tony Ferri (13)

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi de venir vous informer que j’aurai le plaisir de tenir une conférence à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, le 19 avril 2018, à 19h00. Cette conférence, organisée par l’Université populaire du Pays d’Aix et la Ligue des droits de l’homme, a pour objet cette question, ce constat, cette curiosité : Punir et encore punir, indice de la misère de l’homme ?

Pour obtenir éventuellement plus de détails et les informations pratiques sur cet événement, vous pouvez, si vous le souhaitez, consulter ci-joint le triptyque, sous forme de fichier pdf Conférence Tony Ferri à l’UPPA, ainsi que vous rendre sur le site de l’UPPA :

https://www.universitepopulairedupaysdaix.com/avril-2018 .

Avec mes salutations chaleureuses.

Tony Ferri.



« Que pensez-vous, Tony, du projet de réforme pénitentiaire ? »
7 mars, 2018, 10 h 20 min
Classé dans : Non classé

AbolirPrisonCouv

 

Merci à une amie pour nos échanges, et pour la question qu’elle m’a fait l’honneur de me poser hier (le 06 mars), à savoir : « Que pensez-vous, Tony, du projet de réforme pénitentiaire ? ». Voici ma réponse reproduite ici (et bonne journée à tous) :

 

« Bonsoir. Merci pour votre question et ce partage d’intérêt. Pour l’heure, je crois qu’il est encore prématuré pour que je me prononce. Pardonnez-moi pour ma prudence. Je reste, bien sûr, attentif aux évolutions. A ce stade, nous en sommes surtout à un certain nombre d’effets d’annonce. Nous sommes encore loin du passage du texte au Parlement – passage qui pourrait être houleux et faire accoucher la réforme d’une souris.

Globalement, l’exécutif concède qu’il faut trouver des solutions pour désengorger les prisons, et semble être d’accord pour promouvoir des peines substitutives à l’incarcération, comme le travail d’intérêt général (TIG) ou le placement sous surveillance électronique (PSE). Si le TIG est une mesure intéressante (encore faudrait-il la repenser, la réorienter et l’accompagner davantage de sens, plutôt que de l’abandonner à son inscription actuelle dans une logique d’exécution de type usinaire), je suis beaucoup plus circonspect quant à l’usage du PSE. (Comme vous le savez, j’ai traité la question du PSE et de ses problèmes intrinsèques, sur divers plans, dans un certain nombre de publications). L’idée même de faire du PSE une sorte de  »peine autonome » ne me paraît pas être la meilleure des solutions. Non pas seulement parce que le dispositif du PSE fait d’un lieu incessible, comme un domicile (au sens du droit civil), une prison, non pas uniquement encore parce qu’il fait d’un lieu d’épanouissement personnel une sorte de succursale de la détention et de l’exécution d’une peine (lieu de souffrance), mais aussi parce qu’il risquerait, par une mécanique déjà à l’œuvre (qui serait, du reste, trop long de reprendre ici) de se substituer au sursis assorti d’une mise à l’épreuve (SME) – peine phare du milieu ouvert -, en lieu et place des peines d’emprisonnement. En effet, se constate déjà le fait que le PSE, comme  » mesure alternative », tend, dans la mesure où les juges ont la main plus leste aujourd’hui qu’hier (cela s’observe par la pratique et un certain nombre d’études le corroborent), à aspirer les peines sursitaires (surtout celles assorties d’une mise à l’épreuve), et donc à se substituer aux mesures du milieu ouvert. Je regrette souvent que le dispositif PSE, pourtant déjà très en vogue aujourd’hui, soit une peine alternative, non pas surtout à l’incarcération, mais massivement aux mesures du milieu libre. C’est d’ailleurs pourquoi (c’est une des causes, mais pas la seule) ce dispositif n’a jamais permis de vider les prisons, malgré le nombre fort conséquent de placés. Je regrette souvent aussi qu’il soit une peine carcérale du milieu ouvert (= le PSE est ce par quoi le milieu libre devient coextensif à la prison, ce par quoi la prison s’élargit à l’en-commun).

Je me rends compte que je suis déjà passionnément diffus…

 En substance, voici mon impression d’ensemble portant uniquement sur le volet numéro 5 du projet de réforme, appelé « Sens et efficacité des peines » (que vous pouvez retrouver sur le site justice.gouv.fr), ce qui signifie que ce n’est pas encore une analyse, car j’attends d’avoir plus d’éléments pour me prononcer de manière plus scientifique, si je puis m’exprimer ainsi :

 - globalement, il y a des axes intéressants en ce qui concerne le traitement différencié de la détention provisoire (qui se présente comme un véritable scandale à l’intérieur de notre société punitive actuelle) ;

- je suis toutefois, en tout cas pour l’instant, vraiment très très déçu s’agissant des axes pénaux proposés, du moins en l’état, portant sur le traitement de la petite et moyenne délinquance (j’en attends tellement beaucoup), parce qu’ils ne permettront assurément pas de désemplir les prisons ni de donner un véritable supplément de sens, voire un nouveau souffle, aux prises en charge des condamnés. C’est un leurre, étant rappelé que l’on peut se tromper tout en étant de bonne foi. Il serait naturellement trop long de lister ici l’ensemble des raisons, expériences et arguments qui me conduisent à ce constat et à cette triste déception, mais il y aurait lieu de les reprendre et de les détailler dans une étude au fond ;

- faute de temps, je ne me suis pas encore penché sur les lignes directrices touchant ce qu’on appelle les  »longues peines ». J’en attends aussi beaucoup, car on a tant de préjugés sur les condamnés à de longues peines, qui enregistrent aujourd’hui des durées d’incarcération interminables, alors même que cette catégorie de condamnés est, en règle générale, très nettement la moins récidivante. On commet souvent l’erreur de poser un diagnostic précipité, biaisé, à savoir : personne condamnée à une longue peine = personne dangereuse = individu présentant un taux élevé de récidive (donc, on l’enferme jusqu’à la mort ?). En raisonnant ainsi, il n’est pas rare qu’on se prive de la possibilité de saisir la bonne occasion, le moment opportun où la personne est prête, pour ainsi dire « mûre » (si vous me permettez cette expression), pour l’aider à retrouver la communauté politique.

 

Encore une fois, ces lignes ne reflètent, pour l’heure, qu’un sentiment d’ensemble, compte tenu du caractère prématuré des éléments communiqués par les autorités, relatifs au projet de réforme.

 

Dans mon livre à paraître, Abolir la prison, aux éditions Libre et Solidaire, je propose de rompre avec le principe de l’enfermement comme référence pénale principale ou massive (aussi bien en milieu fermé qu’en milieu ouvert), de donner une nouvelle logique à l’exécution des peines en indexant celle-ci sur une activité servant des objectifs de réconciliation collective et d’apaisement social. En outre, il m’a semblé aussi important, sur le plan pénal, de ne plus viser, au premier chef, le corps (et son pendant, par voie directe ou indirecte, la psyché), source de souffrances inutiles, qui conduisent bien souvent les condamnés à nourrir une attitude de dégoût, un esprit de revanche. Enfin, s’il m’a paru important de mettre l’accent sur autre chose que des condamnations contre-productives ou désolantes, il m’a paru également indispensable de développer des mesures d’accompagnement moins onéreuses que celles qui nécessitent la construction d’établissements pénitentiaires, à l’échelle industrielle (un véritable gouffre financier de béton consternant). Je vous laisserai les découvrir.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Bien amicalement ».

 


1...34567...17

MELODINE |
François, pour toi, c'... |
Celal Karaman Güncel Blog,c... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Euristote
| Blackdiamond1999
| EmGlob