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« Dédicace à tous ceux qui aiment leur métier »
4 avril, 2018, 0 h 05 min
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« Dédicace à tous ceux qui aiment leur métier »

 

Par Tony Ferri, La surveillance électronique pénale. Son statut, son sens, ses effets, Paris, Bréal, 2017, p. 7-9.

 

Quand on aime son métier, on ose le critiquer. Quand on se refuse à critiquer l’emploi occupé, consciemment ou inconsciemment, c’est très souvent le signe d’un amour-propre, parce qu’on renonce à s’adresser des reproches par crainte de voir son image entachée d’un indice d’horreur ou de dégoût. Ceux qui défendent leur petite chapelle professionnelle sont des hypocrites, des vaniteux, des menteurs.

Dans le secteur privé, l’encensement de l’activité professionnelle provient d’une logique de marchandisation, de concurrence et de performance. Il s’agit de croire et de faire croire que l’entreprise à laquelle on appartient est la meilleure dans son domaine. Il faut bien ici que l’offre s’adapte à la demande, qu’elle l’attire à elle, la développe par opérations de communication, manipulation de masse, publicité. Dans le secteur public, qui échappe, en partie, à la logique de la domination économique, l’excès de flatterie professionnelle vient du carriérisme, de l’égoïsme, de la volonté de pouvoir, du soin, apporté par chacun pour soi-même, pour obtenir de plus grandes garanties statutaires et de plus grands avantages indiciaires ou matériels. Autrement dit, dans le registre professionnel, c’est rarement la vertu qui prime, et c’est pourquoi il y a lieu de considérer toute occupation d’un poste, à commencer par celui de cadre, comme d’emblée ou a priori douteuse, comme l’expression inavouable d’un plan personnel de carrière.

Ainsi est-ce par amour de son travail qu’on le critique, et est-ce par amour-propre qu’on l’exalte ? En fait, pour espérer obtenir quelque amélioration morale, pour favoriser l’émergence d’une justice au sein de la sphère professionnelle, il faudrait, à l’inverse, oser dire non, valoriser le refus, avoir le courage de critiquer, non pas au sens de l’esprit de critique qui n’est que médisance et retour de l’amour-propre, mais au sens de l’esprit critique, qui sait faire tout autrement preuve de discernement et de jugement, qui vise à l’honnêteté intellectuelle, qui marque l’étape d’une crise et le besoin crucial d’un changement positif. Il est manifeste qu’on n’approuve que rarement l’homme critique, qu’on fait d’ailleurs passer pour un homme de la critique, qu’on ravale donc au rang de l’impertinent ou de casse-pieds, et donc à celui de l’individu gênant à condamner, alors que précisément l’intérêt de sa présence est qu’il vise à dégager des points décisifs, des phases percutantes, des perspectives prometteuses quant à l’évolution d’une situation. Nul doute que le subalterne qui ne cherche pas à gravir les échelons est souvent incomparablement plus convaincant, intéressant et honnête que le supérieur hiérarchique qui n’a d’yeux que pour l’idée de se hisser rapidement à la charge supérieure, et ceci est d’autant plus vrai que celui-ci y parvient. Au fond, c’est en proportion de la réussite à élever rapidement sa charge ou son titre que se mesure, se justifie, tout soupçon contre le parvenu professionnel. C’est aussi pourquoi le subalterne qui n’est pas carriériste est souvent agréable au contact, tandis que le supérieur hiérarchique ou le subordonné avide de pouvoir s’appréhende immanquablement sous l’angle de la violence, directe ou dissimulée. Qui n’a jamais apprécié le contact chaleureux avec ces grands érudits ou diplômés, avec ces personnes instruites qui s’accommodent de leur position subalterne, et ce malgré leur niveau réel, et qui, de ce fait, inspirent confiance ?

 

 



Merci aux organisateurs de la conférence du 26 mars 2018 !
2 avril, 2018, 12 h 46 min
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Merci au Genepi d’Angers, à la Ligue des droits de l’homme d’Angers, à l’Université d’Angers (avec son Institut d’études judiciaires) et à l’Université catholique de l’Ouest d’Angers (UCO) pour cette belle rencontre philosophique et citoyenne, qui s’est réalisée dans le cadre de la tenue de la conférence du 26 mars 2018, dont l’intitulé était le suivant :

Suffit-il de punir pour prévenir ou amender ? La peine est-elle satisfaisante et touche-t-elle son but quand elle est, selon l’expression de la philosophe Simone Weil, « seulement un procédé de contrainte par la terreur ? ». Il nous faudra alors nous demander, entre autre chose, pourquoi et dans quelle mesure la peine peut être vécue, non pas comme un redressement ou une élévation par le sentiment de justice, mais comme un abus de pouvoir.

Tony Ferri.



Conférence à l’Université d’Angers
15 mars, 2018, 12 h 17 min
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Conférence à Angers (avec le Genepi et l'université d'Angers)

Chers amis, chers collègues,

C’est avec plaisir que vous êtes conviés, le 26 mars 2018 à compter de 18h00, à la conférence que j’aurai l’honneur de tenir à l’Université d’Angers. Cette rencontre, organisée par le Genepi Angers et l’Institut d’études judiciaires angevin, s’articulera autour de cette problématique :

 « Suffit-il de punir pour prévenir ou amender ? La peine est-elle satisfaisante et touche-t-elle son but quand elle est, selon l’expression de la philosophe Simone Weil,  » seulement un procédé de contrainte par la terreur ? » . Il nous faudra alors nous demander, entre autre chose, pourquoi et dans quelle mesure la peine peut être vécue, non pas comme un redressement ou une élévation par le sentiment de justice, mais comme un abus de pouvoir ».

 Gardons particulièrement présent à l’esprit, le fait que, si derrière la peine gît généralement un élément de contrainte, derrière toute contrainte se niche souvent un élément compulsif de contrôle, de punition, de domination, précisément celui ayant trait au mouvement de ce que je nomme la compulsion de punir… Voilà ce qu’il convient dès lors de débusquer, ne serait-ce que pour amorcer une conversion de représentation des pénalités, pour mettre au jour leurs mécanismes, leur arrière-fond, tantôt masqué, tantôt inavouable, pour repenser la place et le rôle du juge, du policier, du scrutateur, dans nos sociétés punitives, tristes, angoissées et angoissantes, engoncées dans le tricot…

 Bien cordialement.

Tony Ferri, auteur notamment du livre à paraître Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, Éditions Libre et Solidaire, avril 2018.

 Éditions Libre et Solidaire : https://libre-solidaire.fr/epages/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc.sf/fr_FR/?ObjectPath=/Shops/e02491b5-ce3a-4c00-b187-dc9ff39194fc/Categories .



Hervé Barbereau ou l’art magique de l’hypnose
12 mars, 2018, 0 h 25 min
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Hervé Barbereau et Tony Ferri, au Théâtre parisien des Feux de la Rampe, en mars 2018

Photo : Hervé Barbereau et Tony Ferri, au Théâtre parisien des Feux de la Rampe, en 2018.

 

Chers amis, chers collègues,

Si vous appréciez le monde de la magie en général, et celui de l’hypnose en particulier, j’ai plaisir à vous suggérer d’assister et de participer au spectacle interactif actuel Hypnosis de l’hypnotiseur Hervé Barbereau, un des meilleurs français de la discipline. Tour à tour, vous explorerez de nouvelles sensations, vous vous amuserez, vous serez comblés d’étonnement…

Cette année, La Revue de la prestidigitation reviendra sur le phénomène Barbereau, et lui consacrera une interview.

Pour une découverte ou une redécouverte de sa personnalité, de son art, vous pouvez, par ces liens, vous rendre, par exemple, sur le site d’Hervé : http://www.hypnose-spectacle.com/ ou sur l’émission de Cauet : https://www.youtube.com/watch?v=CMpUgNJDA0o .

Très chaleureusement.

Tony Ferri.



Conférence à Aix-en-Provence
10 mars, 2018, 19 h 26 min
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Tony Ferri (13)

Chers amis, chers collègues,

Permettez-moi de venir vous informer que j’aurai le plaisir de tenir une conférence à la Cité du Livre d’Aix-en-Provence, le 19 avril 2018, à 19h00. Cette conférence, organisée par l’Université populaire du Pays d’Aix et la Ligue des droits de l’homme, a pour objet cette question, ce constat, cette curiosité : Punir et encore punir, indice de la misère de l’homme ?

Pour obtenir éventuellement plus de détails et les informations pratiques sur cet événement, vous pouvez, si vous le souhaitez, consulter ci-joint le triptyque, sous forme de fichier pdf Conférence Tony Ferri à l’UPPA, ainsi que vous rendre sur le site de l’UPPA :

https://www.universitepopulairedupaysdaix.com/avril-2018 .

Avec mes salutations chaleureuses.

Tony Ferri.



« Que pensez-vous, Tony, du projet de réforme pénitentiaire ? »
7 mars, 2018, 10 h 20 min
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Merci à une amie pour nos échanges, et pour la question qu’elle m’a fait l’honneur de me poser hier (le 06 mars), à savoir : « Que pensez-vous, Tony, du projet de réforme pénitentiaire ? ». Voici ma réponse reproduite ici (et bonne journée à tous) :

 

« Bonsoir. Merci pour votre question et ce partage d’intérêt. Pour l’heure, je crois qu’il est encore prématuré pour que je me prononce. Pardonnez-moi pour ma prudence. Je reste, bien sûr, attentif aux évolutions. A ce stade, nous en sommes surtout à un certain nombre d’effets d’annonce. Nous sommes encore loin du passage du texte au Parlement – passage qui pourrait être houleux et faire accoucher la réforme d’une souris.

Globalement, l’exécutif concède qu’il faut trouver des solutions pour désengorger les prisons, et semble être d’accord pour promouvoir des peines substitutives à l’incarcération, comme le travail d’intérêt général (TIG) ou le placement sous surveillance électronique (PSE). Si le TIG est une mesure intéressante (encore faudrait-il la repenser, la réorienter et l’accompagner davantage de sens, plutôt que de l’abandonner à son inscription actuelle dans une logique d’exécution de type usinaire), je suis beaucoup plus circonspect quant à l’usage du PSE. (Comme vous le savez, j’ai traité la question du PSE et de ses problèmes intrinsèques, sur divers plans, dans un certain nombre de publications). L’idée même de faire du PSE une sorte de  »peine autonome » ne me paraît pas être la meilleure des solutions. Non pas seulement parce que le dispositif du PSE fait d’un lieu incessible, comme un domicile (au sens du droit civil), une prison, non pas uniquement encore parce qu’il fait d’un lieu d’épanouissement personnel une sorte de succursale de la détention et de l’exécution d’une peine (lieu de souffrance), mais aussi parce qu’il risquerait, par une mécanique déjà à l’œuvre (qui serait, du reste, trop long de reprendre ici) de se substituer au sursis assorti d’une mise à l’épreuve (SME) – peine phare du milieu ouvert -, en lieu et place des peines d’emprisonnement. En effet, se constate déjà le fait que le PSE, comme  » mesure alternative », tend, dans la mesure où les juges ont la main plus leste aujourd’hui qu’hier (cela s’observe par la pratique et un certain nombre d’études le corroborent), à aspirer les peines sursitaires (surtout celles assorties d’une mise à l’épreuve), et donc à se substituer aux mesures du milieu ouvert. Je regrette souvent que le dispositif PSE, pourtant déjà très en vogue aujourd’hui, soit une peine alternative, non pas surtout à l’incarcération, mais massivement aux mesures du milieu libre. C’est d’ailleurs pourquoi (c’est une des causes, mais pas la seule) ce dispositif n’a jamais permis de vider les prisons, malgré le nombre fort conséquent de placés. Je regrette souvent aussi qu’il soit une peine carcérale du milieu ouvert (= le PSE est ce par quoi le milieu libre devient coextensif à la prison, ce par quoi la prison s’élargit à l’en-commun).

Je me rends compte que je suis déjà passionnément diffus…

 En substance, voici mon impression d’ensemble portant uniquement sur le volet numéro 5 du projet de réforme, appelé « Sens et efficacité des peines » (que vous pouvez retrouver sur le site justice.gouv.fr), ce qui signifie que ce n’est pas encore une analyse, car j’attends d’avoir plus d’éléments pour me prononcer de manière plus scientifique, si je puis m’exprimer ainsi :

 - globalement, il y a des axes intéressants en ce qui concerne le traitement différencié de la détention provisoire (qui se présente comme un véritable scandale à l’intérieur de notre société punitive actuelle) ;

- je suis toutefois, en tout cas pour l’instant, vraiment très très déçu s’agissant des axes pénaux proposés, du moins en l’état, portant sur le traitement de la petite et moyenne délinquance (j’en attends tellement beaucoup), parce qu’ils ne permettront assurément pas de désemplir les prisons ni de donner un véritable supplément de sens, voire un nouveau souffle, aux prises en charge des condamnés. C’est un leurre, étant rappelé que l’on peut se tromper tout en étant de bonne foi. Il serait naturellement trop long de lister ici l’ensemble des raisons, expériences et arguments qui me conduisent à ce constat et à cette triste déception, mais il y aurait lieu de les reprendre et de les détailler dans une étude au fond ;

- faute de temps, je ne me suis pas encore penché sur les lignes directrices touchant ce qu’on appelle les  »longues peines ». J’en attends aussi beaucoup, car on a tant de préjugés sur les condamnés à de longues peines, qui enregistrent aujourd’hui des durées d’incarcération interminables, alors même que cette catégorie de condamnés est, en règle générale, très nettement la moins récidivante. On commet souvent l’erreur de poser un diagnostic précipité, biaisé, à savoir : personne condamnée à une longue peine = personne dangereuse = individu présentant un taux élevé de récidive (donc, on l’enferme jusqu’à la mort ?). En raisonnant ainsi, il n’est pas rare qu’on se prive de la possibilité de saisir la bonne occasion, le moment opportun où la personne est prête, pour ainsi dire « mûre » (si vous me permettez cette expression), pour l’aider à retrouver la communauté politique.

 

Encore une fois, ces lignes ne reflètent, pour l’heure, qu’un sentiment d’ensemble, compte tenu du caractère prématuré des éléments communiqués par les autorités, relatifs au projet de réforme.

 

Dans mon livre à paraître, Abolir la prison, aux éditions Libre et Solidaire, je propose de rompre avec le principe de l’enfermement comme référence pénale principale ou massive (aussi bien en milieu fermé qu’en milieu ouvert), de donner une nouvelle logique à l’exécution des peines en indexant celle-ci sur une activité servant des objectifs de réconciliation collective et d’apaisement social. En outre, il m’a semblé aussi important, sur le plan pénal, de ne plus viser, au premier chef, le corps (et son pendant, par voie directe ou indirecte, la psyché), source de souffrances inutiles, qui conduisent bien souvent les condamnés à nourrir une attitude de dégoût, un esprit de revanche. Enfin, s’il m’a paru important de mettre l’accent sur autre chose que des condamnations contre-productives ou désolantes, il m’a paru également indispensable de développer des mesures d’accompagnement moins onéreuses que celles qui nécessitent la construction d’établissements pénitentiaires, à l’échelle industrielle (un véritable gouffre financier de béton consternant). Je vous laisserai les découvrir.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Bien amicalement ».

 



Le laboratoire Gerphau
23 février, 2018, 22 h 49 min
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Tony Ferri (12)

Chers amis, chers collègues,

 

Permettez-moi de vous informer que le site du laboratoire Gerphau a fait peau neuve. Pour découvrir sa nouvelle version, il vous suffit de suivre ce lien : https://www.gerphau.archi.fr/post/170953501516/tfe .

 Bien cordialement.

A propos de Tony Ferri

 

Chercheur

Philosophe et chercheur au Laboratoire GERPHAU. Il exerce la profession de conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation au sein du ministère de la Justice. Sa thèse de doctorat de philosophie a porté sur le système de la peine.

Marqué par la fécondité philosophique de grands penseurs tels que Jean-Paul Sartre, Michel Foucault et Vladimir Jankélévitch, spécialiste du champ pénitentiaire et du registre de l’application des peines, ouvert à l’interrogation criminologique, ses recherches actuelles ont pour objet la question du sens des pénalités contemporaines et celle de la signification de l’architecture pénale. Il interroge également l’influence du paradigme pénitentiaire sur le milieu urbain et les conditions d’habitation.

Bibliographie

À partir du concept d’« hypersurveillance » qu’il a forgé, il analyse les mécanismes de l’enfermement propres aux différentes formes de placement sous surveillance électronique. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages, dont Pouvoir et politique pénale. De la prison à la surveillance électronique (Libre et Solidaire, 2016), Punition et risque. Les geôles du quotidien, en co-écriture – préface de Michel Onfray (Studyrama, 2015), et Qu’est-ce que punir ? Du châtiment à l’hypersurveillance (L’Harmattan, 2012). Il dirige la collection « Les logiques des pénalités contemporaines » aux éditions de L’Harmattan.

 



Introduction au livre à paraître « Abolir la prison »
17 février, 2018, 0 h 00 min
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Chers amis, chers collègues,

 

Permettez-moi de partager avec vous ici un texte de présentation destiné à introduire à mon livre Abolir la prison, à paraître prochainement aux Éditions Libre et Solidaire, en avril 2018.

 

Avec mes remerciements renouvelés pour nos échanges.

Très cordialement,

Tony Ferri.

Propos introductif au livre de Tony Ferri

Abolir la prison

L’indispensable réforme pénale (Éditions Libre et Solidaire, avril 2018)

 

Je dédie ces lignes à Franco Basaglia, ce génial psychiatre italien, admirateur de Jean-Paul Sartre et ami de Michel Foucault, qui a cherché à faire évoluer, de l’intérieur, l’institution asilaire.

 Pourquoi abolir la prison ?

La question de l’abolition de la prison n’est pas un « effet de mode », un « fantasme » ou une « tendance » qui serait dans l’air du temps. Elle est à relier avec la notion de « structure », au sens de l’anthropologie structurale de Claude Lévi-Strauss, attendu que la prison constitue un ensemble, une espèce de tout cohérent dans l’économie du pouvoir de punir contemporain. Son caractère structurel, c’est-à-dire, en fait, sa dimension singulièrement construite, organique, systématique, voire sophistiquée, s’illustre par le fait que la prison est devenue aujourd’hui consubstantielle au système pénal, et que, par voie de conséquence :

1° elle est intimement imbriquée aux représentations communes et à l’imaginaire punitif ;

2° elle façonne en profondeur le code pénal et le code de procédure pénale, et s’étend au milieu libre en reconfigurant ses espaces ;

3° elle frappe jusqu’au portefeuille de tout un chacun, étant donné qu’elle coûte cher aux contribuables et aux finances publiques.

La prison apparaît plus que jamais aujourd’hui comme le socle et l’horizon de la punition, à la fois sa base et sa destination, puisqu’on a du mal à concevoir autre chose, à s’arracher à la croyance qu’elle est nécessaire. Rappelons la définition philosophique de  nécessaire : est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être, ce qui ne peut pas être autrement. Or, c’est oublier que la prison n’est pas un objet punitif naturel, inscrit dans l’ordre des choses de toute éternité, mais qu’elle est historiquement et récemment advenue, et qu’à ce titre elle est certainement vouée, à terme, à disparaître, toute la question étant de savoir quand et sous quelles conditions.

 

La prison constitue le noyau référentiel du système pénal contemporain français, à tel point que la France ne cesse de remplir ses prisons, tandis que d’autres pays européens, comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou le Danemark, par exemple, les vident de manière significative. Rappelons que, dans l’Hexagone, on comptabilise environ 70 000 prisonniers au premier trimestre 2018 (sur une grandeur globale de 250 000 personnes condamnées, soit un quart de million d’individus aux prises avec le système pénal), que la France n’arrête pas de battre ses propres records en termes de taux d’incarcération et de surpopulation carcérale et que la prison absorbe l’essentiel des dépenses dédiées à l’administration pénitentiaire d’État pour entretenir le parc immobilier, construire de nouvelles places de prison, instaurer des portiques électroniques de sécurité à l’entrée des établissements, et choses semblables. Les mesures du milieu ouvert ont ceci de commun qu’elles sont conçues sur fond d’emprisonnement, et prévoient, dans le jugement, un chantage à l’incarcération, en cas d’inobservation des obligations -, ce pourquoi notamment il y a eu lieu, pour nous, depuis plusieurs années, à travers bien des publications, de réfléchir à la manière dont s’exporte et se développe, au cœur de la communauté politique, des espaces collectifs et des interactions individuelles, la forme carcérale primitive, dont la surveillance électronique constitue l’archétype même1.

 

Que veut dire, au fond, abolir la prison ? Abolir la prison, cela signifie non seulement réclamer l’abrogation de la législation carcérale, mais aussi déconstruire son agencement fondamental, ce que nous nommons sa structure, caractérisée par sa dimension à la fois massive et inertielle. Cela veut donc dire que, pour en finir avec la prison, il faut, à partir d’une critique fouillée du système, destituer l’institution (= exiger d’elle qu’elle abandonne ses prérogatives liées à la privation de liberté et à ses avatars), dénoncer l’idéologie qui la sous-tend ou la soutient, et mettre en exergue ses échecs les plus manifestes ruinant la dystopie (son utopie négative) sur laquelle elle repose et qui a pour fonction de la maintenir en place, fût-ce illusoirement, à savoir que, en réalité :

 

1° elle favorise la récidive, les faits et les études le démontrent, et crée donc l’insécurité. La prison est source de passages à l’acte délictueux ou criminel, elle se donne exemplairement comme ce que Michel Foucault qualifiait, à la suite de quelques autres, de « fabrique de la délinquance » ;

2° loin de parvenir à réinsérer les individus, elle accélère leur désocialisation par son caractère forcément tranchant, et accable les détenus de stigmates carcéraux quasi indélébiles. Rappelons, à toutes fins utiles, que le mot prison est formé sur la notion de prise : mettre en prison, c’est s’emparer d’abord d’un corps pour le jeter dans les fers de l’enceinte pénitentiaire ;

3° elle distille dans le cœur et l’être des prisonniers (l’ « être » ici s’entend, certes, ontologiquement, comme ce qui constitue la relation à un environnement, mais aussi psychologiquement, comme ce qui habite progressivement la subjectivité des détenus), un venin redoutable, ce que le philosophe Nietzsche nomme, dans La Généalogie de la morale, le sentiment d’aversion ou de dégoût, l’esprit de revanche, l’envie d’en découdre avec le système punitif avilissant.

 

D’où il résulte que le propre de la prison réside, non pas seulement dans sa violence symbolique (ce qui est déjà beaucoup et même trop), mais dans sa violence réelle et quotidienne. Les prisonniers appellent cette violence, qui attaque leur chair au jour le jour, et les tue au long cours, l’ « effet de torture », ou la « torture blanche ». Cette torture, qui est portée à son paroxysme par le fameux « mitard », est vécue par eux comme une violence chirurgicale destinée à miner graduellement leur intériorité, à détruire finalement leur personnalité. Autant dire que les représentations sociales de la prison comme hôtel quatre étoiles n’expriment en rien la réalité du milieu carcéral.

 

C’est pourquoi la prison est la conséquence d’une organisation qui désorganise, une structure qui déstructure la sphère subjective, c’est-à-dire cela même qui constitue l’équilibre mental, le sens des rapports aux autres, le goût minimal de la vie, le nécessaire respect de l’intimité et du moi. Si elle se caractérise comme un système qui vole ou viole la personnalité, c’est parce que le détenu est vite privé de ses proches et d’activités constructives, qu’il est immédiatement dépossédé de ses biens, du tissu relationnel organisateur, de son espace habituel, de ses repères familiaux ou amicaux, et qu’il perd la confiance dans les autres et ne croit plus en l’avenir. Il doit proprement sinon survivre, du moins s’adapter dans l’enclos en faisant face à la frustration, à la misère, à la désolation, à la désespérance, à l’appel d’air constitué par le tentant désir morbide du suicide. De même que Franco Basaglia, ce formidable psychiatre italien des luttes antipsychiatriques, nommait l’asile « l’institution en négation »2, de même il y a lieu d’appréhender comment la prison n’en est pas moins une institution en négation, un nihilisme d’État, c’est-à-dire une répudiation de l’humain, un renoncement à la réconciliation collective et un coûteux non-sens institutionnel.

Ainsi donc, à la racine de la conception anti-carcérale de l’exécution des peines découvre-t-on l’intrication de trois constats, à savoir que :

1° d’abord, la prison, en tant que peine, retranche l’individu du milieu dit « libre » ou « ouvert », et le place dans un dehors à l’égard de ce que l’on peut appeler l’ « en-commun », le monde commun.  En ce sens, elle se présente comme un espace de relégation, comme une forme de lieu d’exil, comme une organisation qui expulse. Des géographes l’appellent l’anti-monde, parce qu’elle décrit précisément un monde « à part », un territoire d’exception, caractérisé par une forte démarcation spatiale et, corrélativement, une disqualification du droit fondamental. Sur le plan topologique, la prison est de plus en plus difficilement trouvable, elle n’est pas aisément repérable par une signalétique claire et immédiate. Du reste, il suit de là, par contraste, que l’on est à même de mesurer à quel point l’organisation sociale se matérialise par des découpages spatiaux et comment ceux-ci décrivent des mécanismes de pouvoir3. C’est pourquoi nous posons que le propre de la prison réside dans son caractère profondément ablatif. De ce point de vue, on a raison de parler de ruptures d’ordre social, familial, professionnel, relationnel, sexuel avec l’établissement carcéral, d’évoquer l’extraordinaire détérioration des liens provoquée par la condition de détenu. En d’autres termes, il est à noter que la prison se caractérise comme un système de liens ou d’attaches, élaboré au moyen du mur, du menottage et des entraves, qui détruit prodigieusement le lien sociétal ;

2° ensuite, la prison se donne comme une organisation concentrationnaire ou totale. Elle se fonde sur le modèle du camp4. Cette organisation punitive est soumise à la force centrifuge, en ce qu’elle éloigne les individus du centre, les excentre non seulement vers la périphérie, mais encore vers des espaces d’exclusion radicale ou un milieu délétère, hostile. Les rapports de domination s’expriment en son sein à travers les notions d’ordre, de classement, de quadrillage, de hiérarchie. En effet, les personnels de surveillance portent des uniformes, certains se présentent, selon la règle du fonctionnement hiérarchique, comme des gradés. L’espace y est divisé en bâtiments, quartiers, ailes. Les rapports de domination s’y expriment aussi à travers les notions de conspiration, de trafic, de dissimulation, en ce sens que les détenus sont à la fois mis au secret ou « à l’ombre », selon l’expression consacrée, et amenés à conspirer pour survivre ou s’adapter au régime indexé sur l’éprouvante privation aux multiples facettes ;

3° enfin, la prison est, en tant qu’elle apparaît précisément comme une organisation totale, une forme de pouvoir fonctionnant par concentration ou focalisation. Les détenus y sont effectivement entassés dans un même espace de confinement, et font l’objet des effets néfastes du surpeuplement carcéral. De plus, sur le plan topographique, la prison se présente comme un ensemble de points relais définis par les postes intra-muros d’information et de communication (P.I.C.), qui convergent tous vers un même point focal, centralisateur, qui est le centre de contrôle terminal, chapeauté par la direction de l’établissement. Les déplacements des détenus sont donc, dans ce schéma-là, assujettis au port d’une forme de chaîne. Le mode opératoire de la garde est celui de la chaîne, puisque tout se passe comme si les détenus étaient reliés par une chaîne invisible. En se rendant dans leur cellule, au parloir, sur la cour de promenade, aux ateliers, les détenus enchaînent les points relais prédéfinis, suivent la règle d’enchaînement des étapes topographiques carcérales et sont, à ce titre, assignés à une place. Notons que, outre le découpage spatial, l’assignation à une place exprime une autre dimension du pouvoir lui-même. Ne dit-on pas à l’enfant, ici ou là, à la manière d’un commissaire de police : « Reste à ta place ! ».

 

D’où il résulte qu’il y a tout avantage non seulement à éloigner le spectre des prisons, mais encore et surtout à avoir soin d’inventer et de développer nommément, pédagogiquement d’ « autres modalités » de prise en charge des personnes condamnées. C’est pourquoi le livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale (Paris, Éditions Libre et Solidaire, avril 2018) se veut là une entreprise exigeante et entend apporter, dans ce contexte d’une explosion de la forme carcérale, sa contribution importante au changement.

 

1 Sur ce point, se reporter, par exemple, à Pouvoir et politique pénale. De la prison à la surveillance électronique, Paris, Éditions Libre et Solidaire, 2016. A titre d’exemple éloquent, la distorsion du domicile qu’entraîne la surveillance électronique, pourtant lieu unique considéré comme proprement incessible par le droit fondamental, pose bien des problèmes philosophiques. C’est ainsi, notamment, qu’un ex-juge de l’application des peines en vient à comparer l’absence d’un placé sous surveillance électronique de son domicile aux périodes d’assignation à une évasion [c’est nous qui soulignons], sans toutefois interroger ou percevoir par là l’effet d’effondrement du domicile comme habitation personnelle. Voir, en effet, sur ce point, Philippe Laflaquière, Longues peines. Le pari de la réinsertion, Toulouse, Éditions Milan, 2013, p. 213 : « Autorisé, selon des modalités précisément définies, à s’absenter pour l’exercice de son travail, l’accomplissement d’une formation ou pour un suivi médical, le bénéficiaire du PSE a un statut juridique de détenu, ce qui lui fait encourir des poursuites pour évasion en cas d’absence injustifiée de son domicile aux horaires d’assignation ».

2 Franco Basaglia, L’institution en négation. Rapport sur l’hôpital psychiatrique de Gorizia, Paris, Éditions Arkhê, 2012.

3 Cf., Michel Foucault, Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1993.

4 Pour la conceptualisation de la notion de camp, voir Hannah Arendt, Les Origines du totalitarisme. Eichmann à Jérusalem, Paris, Gallimard, 2002 ;  Giorgio Agamben, Homo sacer. Le pouvoir souverain et la vie nue, Paris, Le Seuil, 1997 ; et Tony Ferri, Qu’est-ce que punir ? Du châtiment à l’hypersurveillance, Paris, L’Harmattan, 2012 et Emprisonner et surveiller. Vers la normalisation du placement sous surveillance électronique ?, Paris, Bréal, 2016.



D’autres extraits du livre « Abolir la prison »
16 février, 2018, 23 h 40 min
Classé dans : Non classé

AbolirPrisonCouv

Chers amis, chers collègues, voici, ci-dessous, quelques autres extraits de mon livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, à paraître aux Éditions Libre et Solidaire, en avril 2018.

 Bien chaleureusement.

Extraits du livre de Tony Ferri Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, Paris, Éditions Libre et Solidaire, avril 2018.

« Il est récurrent de constater que le procès pénal ne satisfait que rarement à la fois les victimes et les auteurs d’infraction. Les premiers considèrent généralement que la sentence est honteusement trop clémente, tandis que les seconds la tiennent presque unanimement pour indignes ; les premiers expriment souvent leur sentiment d’avoir été dépossédés de leur procès et de n’avoir pas été entendus dans leur souffrance ou leur désarroi, là où les seconds s’accordent à dire qu’ils ont été sacrifiés sur l’autel des comparutions immédiates successives, qu’ils n’ont pas du tout été écoutés par les juges ou qu’ils ont été rendus inaudibles par le système pénal, complexe, procédural, expéditif. Dans sa position de tiers, le juge tient à distance les protagonistes et règle des comptes sous le couvert de la loi. Il ne vise pas, au premier chef, à réconcilier les parties en présence, mais à châtier légalement. Le système pénal est ainsi organisé qu’il ne cherche pas à rapprocher les personnes ou à faciliter le pardon, mais examine les pièces d’un dossier, observe une procédure, et rend justice en prononçant une peine ; il ne félicite pas, mais condamne ; il ne console pas, mais prononce un jugement de culpabilité et se retire, abandonnant autant les victimes que les auteurs à leur triste sort ».

 

« À bien y regarder, lorsque les sycophantes de l’insécurité et des mesures alternatives à l’incarcération font acte de violence verbale et haineuse contre les délinquants, lorsqu’ils appellent, avec redondance, à la réalisation d’expéditions punitives au moyen de l’intolérance législative, ils témoignent, au fond, de leur propre pente à la délinquance, puisque commettre une infraction et punir procèdent fondamentalement d’une même tendance à l’angoisse et à la manifestation d’un état morbide1, ainsi que de leur propre état intérieur de vilenie ou de méchanceté. À ce titre, rappelons les lignes d’Henri Bergson que nous avons mises en exergue dans ce livre : « On mettrait bien du temps à devenir misanthrope si l’on s’en tenait à l’observation d’autrui. C’est en notant ses propres faiblesses qu’on arrive à plaindre ou à mépriser l’homme. L’humanité dont on se détourne alors est celle qu’on a découverte au fond de soi2. » Le mépris du délinquant affiché par ces partisans du châtiment n’est au fond que la traduction, consciente ou inconsciente, d’un mépris qu’ils ont de soi, de leur soi qui leur fait souterrainement horreur. C’est ainsi une manière pour eux de réprimer leurs propres monstruosités intérieures insupportables. Qu’il suffise de se représenter ce qu’ils feraient s’ils étaient confrontés eux-mêmes aux problèmes redoutables inextricables que ceux que rencontrent les délinquants, s’ils étaient sans travail, sans reconnaissance sociale, sans logement, sans aide familiale ou extérieure, totalement déshérités, sans promesse d’un lendemain qui chante ou au bord du désespoir, vraiment au milieu du néant, pour se convaincre qu’ils feraient sans doute bien pire que ceux-là mêmes à qui ils reprochent, parce qu’ils sont démunis, de s’épanouir dans la délinquance ».

 « Ainsi avons-nous cherché, tout au long de notre itinéraire visant à réfléchir aux conditions de possibilité d’œuvrer en faveur de l’innovation pénale, à dessiner les contours du cadre général et les grands axes d’une réforme ambitieuse des pénalités. Jean-Marie Delarue le notait déjà avec beaucoup de sagacité : ‘’Notre société doit s’interroger, à la manière d’un Beccaria, sur le rapprochement entre la portée de l’infraction commise et l’efficacité de la réponse pénale qui lui est apportée. À cette fin, elle doit clarifier l’objet de la sanction […]. Il est temps de se demander quelle est la nécessité de la peine, le contenu de la peine et la sévérité de la peine3’’. Il s’est donc agi ici, tout en veillant à abandonner, pour de bonnes raisons, le spectre de la prison archaïque, de promouvoir d’autres formes d’accompagnement pénal et social indexées sur les potentialités de la personne humaine, l’indemnisation, la réconciliation des parties (auteurs/victimes-délinquants/collectivité), l’avenir. Comment donc ces nouvelles formes pénales, de la sentence à l’exécution, se mettraient-elles concrètement en œuvre ? Plus précisément, quels liens conviendrait-il que les tribunaux, les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP) et la société civile nouent, afin de servir mieux les objectifs d’indemnisation et de paix sociale ? ».

 

1 Nous avons déjà développé l’intéressante thématique psychanalytique du docteur Angelo Hesnard portant sur la notion d’angoisse comme « angoisse de faute et de punition », dans Tony Ferri, La Compulsion de punir, Paris, L’Harmattan, 2015. Voici ce qu’écrit Hesnard à la base de ses réflexions : « Toute angoisse humaine non justifiée par les événements dangereux, c’est-à-dire non liée au danger réel, est, plus ou moins et selon une irradiation plus ou moins obscure de la Peur, une angoisse de faute et de punition », dans L’Univers morbide de la faute, Paris, PUF, 1949, p. 26 (reproduction Bibliothèque nationale, 2001).

 

2 Henri Bergson, Les Deux Sources de la morale et de la religion, Paris, PUF, 1992, p. 4.

 

3 Jean Bérard et Jean-Marie Delarue, Prisons, quel avenir ?, Paris, PUF, 2016, p. 25-26.

 



Fiches éditoriales « Abolir la prison »
11 février, 2018, 22 h 54 min
Classé dans : Non classé

AbolirPrisonCouvTony Ferri (9)

Chers amis, chers collègues,

 

Dans la perspective de la sortie de mon livre Abolir la prison. L’indispensable réforme pénale, en avril 2018, aux éditions Libre et Solidaire – ouvrage dans lequel je propose de réfléchir sur la création de modalités d’accompagnement inédites et innovantes des personnes condamnées en lieu et place de l’usage de la prison -, j’ai plaisir à vous communiquer ici le lien vers quelques-unes de ses fiches éditoriales pouvant être consultées sur le site de la Revue européenne de psychologie et de droit :

 

http://www.psyetdroit.eu/category/abolir-la-prison-lindispensable-reforme-penale/

Avec mes remerciements pour nos échanges.

Bien cordialement.


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